Ecodouble

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jeudi 16 novembre 2017

Définition du néologisme fhœmme

fhœmmes : n. n. pl. œ Ensemble des humains ou ensemble d'humains pris sans considération de sexe ou d'âge. - Les fhœmmes du village sont heureux. - Les activités économiques des fhœmmes menacent la biosphère.

Encyclopédie : Le mot fhœmmes (prononcez "feumme"), est formé par un mélange des deux premières lettres des mots homme et femme auquel s'ajoutent les trois dernières lettres qu'ils ont en commun, le "s" marquant le fait qu'il y a forcément deux personnes au moins, de sexe différent, pour pouvoir utiliser ce mot.
L'usage du mot fhœmmes, exception dans la langue française en ce sens qu'il s'agit d'un nom neutre pluriel, permet de ne plus utiliser le mot homme, qui désigne en premier lieu un humain mâle, pour désigner une population d'humains ou l'ensemble de l'Humanité.
Certes, dans le passé, les puristes, ou les conscients et respectueux de l'ordre naturel du Monde, ou bien encore les justes hommes, les lecteurs feront leur choix, en tout cas ceux-là mais aussi les femmes bien sûr, sachant la réelle complète et totale égalité entre les femmes et les hommes, mettaient un "h" majuscule au mot homme quand il s'agissait pour eux de nommer l'Humanité. Cependant, l'ambiguïté demeurait sur le plan phonétique et, bien entendu, les femmes pouvaient à juste titre se vexer d'apparaître effacées de l'existence par un simple son. Mais le plus grave, et cela pour quantité de livres et d'articles, était d'écrire, et donc de lire, homme sans majuscule pour désigner l'Humanité toute entière. Bon nombre d'auteurs en effet, les ignorants, ou les imbéciles, ou les crétins, ou les machos, ou les prétentieux - la liste est longue, les lectrices et les lecteurs y reconnaîtront qui ils voudront, ne prenaient même pas la peine, pour ce cas, de mettre le "h" majuscule. Dès lors, la gent féminine, mais aussi ceux parmi les hommes qui se trouvent dotés d'un cerveau normal et d'une éducation correcte donnée par leur maman, avaient tous les droits d'être révoltés et indignés.
Et comment ne pas s'indigner et se révolter lorsque l'on découvre, il y a seulement quelques mois, qu'une affiche de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen accrochée dans un couloir de l'école de son village ne montre qu'un "h" minuscule là où plus que partout il en faut un majuscule. Mais que font les inspecteurs de l'Éducation nationale ? sinon imposer des programmes qui seraient seulement loufoques s'ils n'étaient pas avant tout criminels pour l'Esprit, la Conscience et le développement des enfants !
Au point où en est l'Humanité, quasi perdue, sur sa Planète à jamais isolée dans l'onde infinie de l'Univers, il est temps de faire en sorte que les femmes retrouvent, dans l'Humanité, la place qu'elles avaient avant le Néolithique mais qu'elles ont perdu depuis : la moitié de la place des hommes !
Et ce n'est pas par de simples conventions d'écritures qu'elles retrouveront cette place : L'écriture inclusive s'avère en effet un ridicule accessoire - du reste fort compliqué, parfaitement illisible et dénué de sens audible. En fait, les écrits se doivent d'être féministes par le sens de l'agencement des mots et non pas par des artifices hideux pour la langue.
Ainsi, seul un nouveau mot peut marquer l'entrée dans l'Âge Nouveau où les femmes, symboles de la perpétuation de la vie, regagnent le rang qui est le leur : ce mot, c'est "fhœmmes".
Par ailleurs, l'adoption de ce mot est à même d'aider à poser les conditions sociétales qui permettront la mise en place d'une économie écologique de coopération en lieu et place de l'économie de la compétition et de la guerre de tous contre toutes et tous qui est actuellement la nôtre.
L'Humanité est une de deux.
De deux, l'Humanité est une.
Enfin, afin d'en finir avec les velléités d'écriture inclusive de la part de femmes féministes qui oublient facilement que tout les hommes ne sont pas des salauds et des goujats, une nouvelle règle simple pourrait être adoptée : Lors d'une énumération de noms, il serait bon que fussent cités en premiers, s'il y en a, les noms féminins, les masculins éventuels venant ensuite, l'accord des adjectifs se faisant donc, comme auparavant, au masculin.
Un peu dans le sens de cette proposition, nous pourrions aussi revenir au fait d'accorder systèmatiquement les adjectifs avec le genre du nom venant en derniers dans une énumération.
Cela dit, il existe d'ores et déja moultes libertés dans notre belle langue de Molière, par exemple avec les virgules ou avec la possibilité d'ordonner les mots de diffèrentes manières dans les phrases afin de précisions, pour faire de l'inclusif sans avoir l'air d'en faire.
De nouvelles règles compliquées, comme celles envisagées par certaines instances ministérielles, s'avèrent donc inutiles.

Que la Force soit avec les fhœmmes.

samedi 21 octobre 2017

La Pierre Sèche

En France, comme partout dans le Monde, la Pierre Sèche a largement participé à l’aménagement du territoire dès que de la pierre pouvait être fournie en abondance par le contexte géologique local. Ainsi, là où il y a de la pierre, des murs clôturèrent des parcelles pour contenir les troupeaux, des abris de bergers furent construits, des routes purent être accrochées aux montagnes tandis que leur pentes devenaient des « champs en escaliers », des berges de cours d’eau ont été stabilisées, des quais de ports construits et des biefs ainsi que des chaussées de moulins établis ; des digues s’élevèrent aussi alors que de petits ponts franchirent des torrents et des ruisseaux et que des sols se retrouvèrent stabilisés par des calades. Et lorsque vint le temps du chemin de fer, il y a 150 ans, nombre de remblais et de déblais se virent protégés par des perrés ou des murs sans mortier.
Hélas, en France et en Europe, dès le début de l’exode rural et l’avènement du béton, tous ces aménagements furent laissés sans entretien et parfois même détruits, leurs matériaux ayant alors été utilisés en remblai, et le savoir-faire se perdit presque complètement.
Ailleurs dans le Monde, dans certaines régions montagneuses reculées, des paysans restèrent dépendants de ces techniques pour assurer leur survie. Leurs descendants, gardiens d'un savoir-faire empirique transmis de génération en génération, entretiennent aujourd'hui encore des murs de soutènement qui, construits parfois depuis plusieurs siècles, portent des chemins et des routes mais aussi des terrasses superposées sur lesquelles poussent des cultures très variées et souvent vivrières.

Heureusement, de nombreuses association œuvrent désormais à la redécouverte et la conservation des techniques de constructions en pierres sèches.
Et pour que la Pierre Sèche revive pleinement, certaines ont voulu aller au-delà d’une simple démarche de conservation du savoir-faire et du patrimoine vernaculaire et paysager.
Ainsi, les Artisans Bâtisseurs en Pierre Sèche (ABPS), les Muraillers de Provence et la Confrérie des Bâtisseurs en Pierre Sèche, en collaboration avec L’École Nationale des Travaux Publics de l’État à Lyon (ENTPE), se sont lancés dans une étude scientifique de la techniques de la Pierre Sèche, cela avec le soutien de la Direction du Commerce, de l’Artisanat, des Services et des Professions Libérales (DCASPL), de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) et, enfin, de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Vaucluse (CMA84). Cela a débouché sur une définition des Règles de l’Art, publiées en 2008 dans le « Guide de bonnes pratiques de construction de murs de soutènement en pierre sèche » (Cf. bibliographie sommaire en bas de page).
Ensuite, ces organismes et associations ont proposé des formations, dont certaines sont qualifiantes. Aujourd’hui, aux termes de ces dernières, des Certificats de Qualifications Professionnelles d’Ouvriers et de Compagnons sont délivrés donnant une habilitation à répondre à des marchés publics pour les artisans qui en sont détenteurs.
Plus récemment, l’École centrale de Lyon a produit une étude qui permet de comparer les prix et les impacts écologiques et énergétiques du béton armé, du gabion et de la pierre sèche quand il s’agit de construire un mur de soutènement.
Tous les efforts de recherche, de coordinations, d’information et de formation, produits par toutes les parties citées plus haut, semblent aujourd’hui porter leurs fruits dans notre pays par le fait que de plus en plus de collectivités et de particuliers font appel aux artisans muraillers (ou murailleurs), pour restaurer ou pour réaliser des ouvrages neufs, ces derniers pouvant parfois présenter des aspects très modernes et contemporains (Cf. par exemple, le site Internet des ABPS : www.pierreseche.fr , onglet « Le marché », rubrique « Chantiers »).

Techniquement parlant

Un mur en pierre sèche est un véritable mur-poids mais l’absence de liant (mortier) entre ses éléments constitutifs oblige, pour calculer sa stabilité, de tenir compte, en plus des règles de stabilité externes, de règles de stabilité interne.
Pour ce qui est de la poussée de l’eau, le mur en pierre sèche est auto drainant, d’autant plus si sur son arrière est mis en place un remplissage de cailloux et graviers qui jouera, en outre, le rôle de filtre, en limitant ainsi l’arrivée de particules limoneuses et argileuses dans le mur.
Des études réalisées au XIXème siècle et d’autres menées depuis 2002, notamment sur des murs sacrificiels spécialement construits, en schiste ou en granite, et sur lesquels on a mesuré jusqu’à la rupture le comportement sous des poussées contrôlées induites par des vérins, montrent que la partie haute bascule vers le vide en un seul bloc, la partie basale restant en place sous un plan de rupture, interne à la maçonnerie, incliné vers le pied du mur.
Autrement dit, sous l’action d’un sol, qui pousse à l'arrière d'un mur en pierre sèche sous-dimensionné, ce mur se comporte en partie haute comme un bloc monolithique en renversement, l'arrangement soigné des pierres faisant oublier l'absence de mortier. Ceci fait apparaître un plan de rupture à la base du mur qui, incliné vers le pied de ce dernier, peut favoriser, dans certaines conditions, un glissement de cette partie haute monolithique avant son complet basculement.

Il résulte de ces observations, un ensemble de règles constructives destinées à :
- Augmenter la densité du mur en minimisant le pourcentage de vide grâce à un bon remplissage entre le parement extérieur et le parement intérieur (25 % de vide est un objectif à viser) ;
- Augmenter la cohésion interne du mur, notamment en croisant systématiquement les joints d’un lit à l’autre et en liant entre eux les parements intérieur et extérieur ;
- Augmenter la stabilité propre du mur grâce à un parement extérieur présentant un fruit ;
- Contrer la tendance au glissement pierre-sur-pierre, notamment à la base (là où s’établit le plan de rupture lors du basculement, celui-ci devenant un plan de glissement dans certaines conditions), en inclinant vers l’arrière du mur les lits de maçonnerie. Dans un « Guide de bonnes pratiques », ces règles constructives sont récapitulées en dessin et largement expliquées.

Pour finir, l’expérience montre que le dimensionnement d’un mur en pierre sèche nécessite la prise en compte de cinq paramètres :
- Son rôle (soutient d’une route, ou d’un bâtiment, ou d’une culture …) ;
- Sa hauteur ;
- Le type de pierre utilisé pour sa construction (il y a des variations notables de densité entre les roches et il est facile de comprendre que des pierres de schiste ou de micaschistes, au toucher lisse voire soyeux, ne frottent pas les unes sur les autres comme le font des pierres de granite dont le toucher rugueux ; et le gneiss, le calcaire, le silex, le basalte, etc, ont aussi leur propre valeur de frottement) ;
- Le terrain en arrière du mur ;
- La quantité de terre venant en surcharge au-dessus du mur.

En fonction de tous cela, afin de permettre aux artisans muraillers (ou murailleur) de dimensionner facilement les murs les plus courants, des abaques ont été établis par le SETRA (devenu DTecITM, Direction Technique Infrastructures de Transport et Matériaux) et l’ENTPE et sont présentées dans le « Guide de bonnes pratiques ». Ces abaques permettent, pour une hauteur de mur à construire, de trouver son épaisseur à sa base en fonction de l’angle de frottement interne du remblai à soutenir et cela :
- Pour trois fruits de maçonnerie différents (0, 10 ou 20%) ;
- Pour différentes configurations géométriques à l’arrière du soutènement (présence ou pas de surcharge au-dessus de la tête de mur) ;
- Pour deux types de pierre (calcaire et schiste) servant à la maçonnerie (le granite ayant un angle de frottement pierre sur pierre meilleur que la plupart des roches, dimensionner un mur en granite sur les abaques du calcaire va dans le sens de la sécurité).
Il est à noter ici que pour le calcul des abaques du calcaire, l’angle de frottement pierre sur pierre retenu est de 37°, avec un poids propre de la maçonnerie moyennée à 16 kN /m3. Pour le schiste (ou micaschistes), les valeurs sont, respectivement, 28° et 18 kN/m3.

Aujourd’hui, la recherche sur la technique de construction en Pierre Sèche continue. Ainsi, le 30 mai 2017, sur le site d’expérimentation de l’École de la Pierre Sèche des ABPS , un mur en pierres de calcaire, long de 5 m, haut de 1,8 m et épais de 50 cm, soutenant sur toute sa hauteur du gravier roulé, a été soumis à une contrainte contrôlée induite grâce à un vérin qui appuyait verticalement sur le gravier. Une caméra spéciale a enregistré très précisément la déformation du mur en fonction de la charge, ce qui a permis une modélisation précise du comportement du mur en fonction de la contrainte qui lui était appliquée.

En tout cas, une nouvelle édition enrichie du « Guide de bonnes pratiques de construction de murs de soutènement en pierre sèche» paraitra d’ici la fin 2017. Elle offrira notamment plus de lisibilité au niveau des abaques pour les artisans et ces derniers auront plus de facilités à dimensionner les murs de faible hauteur qui sont ceux qu’ils construisent le plus souvent.

Financièrement parlant

L’étude permettant de comparer les prix de murs « équivalents », un premier en béton armé, un deuxième en gabions et un troisième en pierre sèche, étude menée par l’École centrale de Lyon, montre que la pierre sèche est compétitive. Il ressort même que dans un contexte, souvent réel, où de la pierre est disponible sur le lieu de la construction, elle peut même être très compétitive. Cette compétitivité financière de la Pierre Sèche va de pair, toujours d’après cette étude, avec un très bon bilan carbone, des coûts d’entretien faibles et une durabilité meilleure que pour les deux techniques concurrentes.

www.professionnels-pierre-seche.com/userfiles/files/Etude_Soutenement_2014_Rapport_Complet.pdf

Avantages de la Pierre Sèche

La Pierre Sèche offre nombre d’avantages que l’on peut mettre en avant pour la promouvoir. Ses avantages sont :
- L’esthétique indéniable des constructions qui la mettent en œuvre, ce qui offre des cadres de vie agréables et recherchés ;
- L’attrait touristique des paysages qu’elle engendre ;
- La simplicité des installations de chantier ;
- La réduction considérable, pour un chantier, de la circulation des camions ;
- La simplicité de mise en œuvre, nécessitant un outillage simple et manuel, des mini-pelles pouvant néanmoins exécuter les terrassements et aider à la pose des blocs cyclopéens à la base des murs ;
- Qu’elle constitue de parfaits biotopes pour la flore et la faune ;
- Une très efficace capacité à gérer les eaux de pluie en zone montagneuses, les murs de soutènement ralentissant considérablement le ruissellement, tout en réduisant les risques de glissement de terrain, en minimisant l’érosion des sols arables et en emmagasinant beaucoup d’eau, retardant ainsi la survenue des sècheresses, ce qui, au final, diminue la puissance des crues dans les plaines ;
- Sa capacité à constituer des dispositifs efficaces de captage des eaux superficielles ;
- Sa très grande résistance ;
- Son coût d’entretien très faible ;
- Sa durabilité ;
- Sa souplesse mécanique (cas de vibrations, séismes ou fondations sur sols peu compacts) ;
- Son coût de mise en œuvre potentiellement très réduit lorsque la pierre de construction est disponible sur place ;
- Son intérêt économique, car elle génère de l’emploi par le simple fait que 85 à 90 % de son prix représente de la main d’œuvre, souvent locale et non délocalisable ;
- La possibilité qu’elle offre, grâce au maintien du savoir-faire qu’elle implique, d’espérer voir la restauration progressive du patrimoine vernaculaire laissé à l’abandon depuis la fin de l’exode rural, patrimoine dont une bonne partie pourrait redevenir très utile dans la cadre de la transition énergétique ;
- Son faible bilan carbone en tant que matériau ;
- Son faible bilan énergétique pour sa mise en œuvre ;
- L’autonomie relative qu’elle redonne aux territoires isolés où elle est employée, qui ne dépendent plus dès lors d’une grande partie des matériaux devenus classiques dans l’économie (ciment, granulats, aciers, …), ceux-ci étant difficilement recyclables ;
- Sa capacité à être récupérée, après ruine ou déconstruction, pour ensuite pouvoir être réutilisée ;
- Le plaisir qu’il y a à la mettre en œuvre (ce n’est pas polluant, ni bruyant ; c’est peu salissant, et le résultat du travail fait par les ouvriers et ouvrières est gratifiant car tout de suite visible pour celles et ceux qui l’on réalisé, cela donnant de grandes satisfactions) ;
- Sa capacité à être facilement recyclée en remblai.

Voies à explorer

La pierre sèche ayant déjà été utilisée pour tellement de choses et de façons si différentes, il est bien possible que l’on puisse trouver d’autres usages pour cette technique, voire d’autres façons de la mettre en œuvre.
Ainsi, les parements de pierre sèche pouvant être très « poreux », par un « serrage lâche » des pierres ou une surface de parement volontairement très irrégulière, il est peut-être possible qu’ils puissent devenir d’efficaces murs anti-bruit dans certaines configurations de terrain et où de la pierre est disponible en abondance. L’idée serait à creuser et une étude pourrait être envisageable.
D’autre part, la capacité de la pierre sèche à accueillir la biodiversité est peut-être amplifiable, par l’aménagement de vides particuliers, étudiés spécialement par des écologues, pour des espèces à favoriser ; par exemple certaines chauves-souris, des mustélidés et d'autres mammifères, des oiseaux, des amphibiens et des reptiles.
Enfin, pour des chantiers très spéciaux, on peut imaginer de renforcer des portions de murs soumises à fortes contrainte par des nappes horizontales de géo-textiles. Et pour la même raison, là où la pierre offre un frottement pierre sur pierre faible, et que le fruit du mur ne peut être assez important, on peut imaginer de pouvoir augmenter artificiellement ce frottement, à la main ou à la machine, par rainurassions les lits de pose et d’attente.
Il est certain qu’avec de l’imagination, nombre d’usages semblent encore pouvoir être trouver.
Cependant, il faut tout de même veiller à conserver l’esprit « pierre-sèche », très écologique et minimaliste, pour ne pas transformer une belle technique en un « produit industriel » calibré et normalisé, qui viendrait à intégrer de plus en plus d’énergie grise au fur-et-à-mesure d’un développement technico-commercial, jusqu’à en devenir aussi nuisible, énergétiquement parlant, que les techniques actuelles qu’elle est à même de pouvoir concurrencer ou remplacer telle quelle.
La Pierre sèche et ses artisans se suffisent à eux-mêmes. L’ingénieur leur a déjà apporté quelque chose et il reste le seul capable de leur apporter encore, pour le dimensionnement, le suivi de chantier ou pour trouver des solutions à des problèmes ponctuels et particuliers sur des ouvrages sortant de l’ordinaire.

Conclusion

La Pierre Sèche, intégrée dans le vaste domaine de la technodiversité, est, dans tous les cas, une des activités clefs qui pourrait participer au sauvetage de l'Humanité et de sa biosphère associée. Du moins si nous nous décidions enfin à vouloir nous sauver de notre instinct mortifère. Dit autrement, la Pierre Sèche reste indispensable dans l'écodouble.

Bibliographie sommaire

- CAPEB, ABPS, Muraillers de Provence, CBPS, CMA84, ENTPE, Guide de bonnes pratiques de construction de murs de soutènement en pierres sèche, ISBN 2-86834-124-1, 2008.
- M. Descazeaud, T ; Faraggi, J. Soulage, tutorat d’Éric Vincens, Murs de soutènement - Comparaison environnementale et financière de différentes technologies, Rapport École centrale Lyon option Génie Civil et environnement, 2014.
- L.Cagin, L. Nicolas, Construire en pierre sèche, EYROLLES, 2011.
- C. Lassure, La pierre sèche, mode d’emploi, EYROLLES, 2014.
- P. Coste, R. Sette, C. Cornu, Pierre sèche, Le bec en l’air Édition, ISBN 2-91607-329-9, 2007.
- Boris Villemus ingénieur ENTPE, Étude des murs de soutènement en maçonnerie de pierres sèches, Thèse INSA Lyon n° ISAL 0015, 2004.
- Anne-Sophie Colas ingénieur ENTPE, Mécanique des murs de soutènement en pierre sèche : Modélisation par le calcul à la rupture et expérimentation échelle 1, Thèse Université de Lyon CNRS-ENTPE n° 2009-10, 2009.

vendredi 22 septembre 2017

Distingo entre agriculteur et paysans

Les Paysans et les Paysannes nous nourrissent, les agricultrices et les agriculteurs nous tuent.

L'agriculteurs est un industriel ; le paysans un artisan.
Le premier est un crétin, le second est plein de bon sens.

Les agriculteurs et agricultrices obéissent à des multinationales. A contrario, Paysannes et Paysans composent avec la Nature.

Les agriculteurs et agricultrices combattent la Nature.
Les Paysannes et Paysans s'allient avec la Nature.
Les uns meurent souvent jeunes et malheureux. Les autres vivent généralement longtemps et heureux.

Les Paysans et Paysannes œuvrent à la chose sacré qui est de nourrir l'Humanité, et ce coté sacré de la paysannerie il faudrait qu'il soit reconnu et loué par toutes et tous.
Les agriculteurs sont les esclaves des marchés et ces esclaves ne veulent pas recouvrer leur liberté ; par exemple, en décidant tous ensemble de ne plus utiliser de pesticides ou en faisant, unis, une bonne grève qui consisterait à ne rien semer pendant une année.
Mais non, au lieu de cela, pour exprimer leur désarrois et leur mécontentement, ils saccagent les voies publiques en y brulant leurs déchets toxiques et encombrants, dont pneus et amiante (1), et ils continuent d'acheter aux multinationales qui les asservissent, avec des subventions qui sont nos impôts, semences hybrides (voire OGM) et poisons chimiques.
Dès lors, tant pis pour eux ! Leur sort, alors que cela fait des décennies que tant d'éminentes personnes expliquent qui faut sortir de ce système agro-industriel, ils le méritent. Ils étaient prévenus.

Et remarquons par cet exemple qu'il n'y a plus une seule multinationale qui ne soit pas accaparatrice d'argent public et que le néolibéralisme se résume en Europe et ailleurs à cette maxime :
Argent public pour intérêts privés : Oui !
Argent public pour intérêts publics : Non !
Malgré cela, nous ne réagissons pas ! C'est quand même drôle cette capacité que nous avons à aimer nous faire baiser ! Non ?
Alors tant pis pour nous aussi. Notre sort, on le mérite tout pareillement ! La solidarité et la défense de l'intérêt public, face à une saloperie comme le néolibéralisme, c'est une lutte de tous les instants pour tous et toutes.
On a bien laissé faire et, soyez en surs, ils vont maintenant tout nous prendre, même nos yeux, si bien qu'on ne pourra même plus pleurer.
Alors allez donc consommer ! Cuicuitez et fessebouquez ! Tant que vous le pouvez encore, bande de nazes !

(1) Malgré cela, un casseur, ou un radical, reste un zadiste qui brise un abris bus plein de publicités, tague une station service TATOL ou casse les vitrines de franchises emblématiques du néolibéralisme. Merci aux médias collabos !

lundi 18 septembre 2017

Définitition des néologismes naturier et naturière

naturier, naturière : n. m. et n. f. Personne qui par ses connaissances en biologie, géographie, géologie et écologie, s'avère apte à imaginer, planifier, réaliser et superviser, des travaux de restauration de biotopes ou de la Nature en général. Le métier s'exerce au niveau de technicien(ne), technicien(ne) supérieur et ingénieur.

Encyclopédie : Le métier des naturiers et des naturières fait partie de ceux à créer et promouvoir très rapidement si l'on veut espérer un avenir à l'Humanité.
Du fait des maintenant innombrables atteintes faites à la biosphère, il est en effet urgentissime de s'atteler à restructurer les territoires sur la base d'analyses de leurs contextes topographiques, historiques, archéologiques, géologiques, hydrographiques, hydrogéologiques, écologiques, biologiques, climatiques et géochimiques (avec ou sans pollutions des eaux et des sols), tout en prenant en compte les besoins de l'écodouble. Là interviennent les naturières et les naturiers, leur but étant, pour tous les territoires ou ils sont appelés à intervenir afin de diriger et coordonner des chantiers de restauration d'espace naturels, que les activités des Humains se fassent finalement en une sorte d'osmose avec l'environnement qu'ils auront réaménagé ou restauré, en rétablissant notamment au mieux les cycles naturels de l'eau, de l'azote et du CO2.
Le travail des naturières et les naturiers permet donc à un territoire de subvenir aux besoins essentiels des populations humaines qui y vivent, cela après une période plus ou moins longue de reconquête de la biodiversité (reconquête jamais complète à court et moyens termes), la durée de cette période dépendant de l'état de dégradation écologique du territoire avant intervention. Chose remarquable, leur travail permet aussi d'augmenter la résilience des territoires face aux bouleversements environnementaux à venir, ces derniers étant les conséquences des dégâts que l'économie néolibérale a généré partout sur la planète du fait de ses pollutions, de ses déforestations et de ses surconsommations de métaux et d'énergie fossile.
Les techniques de la pierre sèche, de choix et de replantation d'arbres locaux, d'aménagement et de restauration de mares et de zones humides, de gestions de déchets et de terres excavées, de mécanique des sols, d'incorporation de nichoirs dans des bâtiments ou des ouvrages (Cf. Biofonctionnel), et plus généralement toutes les techniques du Génie Écologique, sont maitrisées par les gens de ce métier.
Les naturiers et naturières ne sont en rien comparables aux paysagistes et sont même leur exact opposé, puisque ces derniers, depuis une cinquantaine d'années, s'appliquent à détruire méthodiquement les biotopes, en bons soldats qu'ils sont du néolibéralisme. D'ailleurs, les paysagistes ont été si zélés dans leur travail de destruction qu'ils ne seront jamais autorisé(e)s à se recycler en naturier ou naturière.

samedi 9 septembre 2017

La réalité du progrès

L’Humanité aurait fait un réel progrès si elle avait su abandonner, une bonne fois pour toutes, définitivement, le système croissanciste et spéculatif mis en place depuis le Néolithique, celui-ci consistant à faire exploiter notre Nature, considérée à tort comme infinie, par de « basses castes » assujetties à des « zélites » toujours d’autant plus nulles et peu nombreuses que leur puissance devenait grande.

Désormais, c’est foutu ! Les limites de la Nature ont été atteintes et dépassées, et le fait incroyable que l'Humanité consomme en huit mois ce que Notre Planète fournit en douze mois le prouve incontestablement.
Les Humains qui verront la lumière s’éteindre pour notre espèce sont déjà nés.
Il n’y a donc plus lieu de croire encore à un quelconque progrès.

jeudi 24 août 2017

Des choses à faire d'urgence mais qui ne seront jamais faites

Il va falloir vite que nous changions !
Voter blanc ou nul serait un bon début pour montrer à tous nos éternels candidats qu'on ne veut plus d'eux.
Mais après il va falloir faire d’autres choses !
Beaucoup d'autres choses !

Va falloir :
– supprimer les pesticides ;
– obtenir l’adoption du tirage au sort en lieu et place de l’élection (dès lors, finis les Sarko, Fillon, Fabius, Hollande, Le Pen, fille & nièce, Bayrou, Coppé, Royal, Dupont gnangnan, Sapin, Montebourg, Mélenchon, Juppé, Valls, Placé, NKM, Lagarde, Lemaire, Macron, Baroin, Morano, Colomb, Hidalgo … et toutes et tous les autres corrompus) ;
– une éducation nationale qui instruise les enfants au lieu de ne s'employer qu'à subventionner les multinationales de l’informatique par l’achat de plus en plus massif d’ordinateurs et produits périphériques qu’il faut renouveler sans cesse (engendrant le même effet que celui de la dette avec intérêt sur les finances d’un état ! – Où sont donc les vieux tableaux noirs et les belles cartes en couleurs pastels qui, dans le temps, étaient accrochées aux murs des classes ?) ;
– des parents qui éduquent leurs progénitures ;
– donner la parole aux vrais journalistes et virer les « toutous de leurs maîtres » que sont les Pujadas, Lapix, Langlet, Bouleau, Coudrey ... ;
– couper le sifflet aux gardiens du temple néolibéral que sont les Badinter, Hulot, Bruckner, Bouzou, Orsenna ... ,
– mater les multinationales et les taxer très durement afin qu'elles disparaissent au final ;
– initier un exode urbain et revenir dans les campagnes ;
– raser les banlieues ;
– manger moins de viande et plus de légumes et légumineuses ;
– s’intéresser à ses voisins et échanger avec eux ;
– s'engager dans des associations ;
– éteindre la télé ;
– jardiner ;
– restructurer son jardin pour qu'il soit nourricier et accueillant pour la biodiversité ;
– changer le fonctionnement énergétique de sa maison ;
– composter ;
– arrêter de consommer et voyager connement ;
– acheter en circuit court ;
– boycotter ce qui doit l’être ;
– manifester contre ce qui ne doit pas être (nouveaux aéroports, nucléaire, nouveaux barrages, OGM, pesticides, finance folle, corruption …) ;
– respecter les Lois de la Physique, ce qui impose la décroissance énergétique ;
– revoir la notion de propriété privée ;
– considérer la notion de bien communs ;
– faire du vélo ;
et cætera ...




Tout cela ne s’obtient pas en votant.
Tout cela s’obtiendrait par une « évolution », de nous même et de nous tous, par la force du bon sens et du nombre.
Hélas, tout cela ne sera donc pas.

mercredi 16 août 2017

De notre futur, tout en aphorismes

Sur Terre, nous avons dépassé les limites permises par les Lois de la Physique, ce qui fait qu’à présent notre futur n’est plus que du passé.

Si l’Humanité veut garder une chance de continuer son Histoire, il faut interdire la publicité.

Continuons sur la voie de la consommation et à la fin du siècle il n’y aura plus d’Humains.

Arrêtons de tourner en rond avec les révolutions qui, jusqu’à présent, nous ont emportées sur les flots d’une Histoire incontrôlée. Choisissons l’évolution comme solution pour retrouver la possibilité d'un futur, futur qui avancera dès lors sur une voie maitrisée.

Favoriser la Nature revient à s’assurer un avenir.

La disparition de l'Humanité est en marche.

L'Humanité vient d'entamer la dernière ligne droite de sa longue marche vers l'extinction. Cette dernière ligne droite sera courte mais l’apocalypse biblique restera une joyeuseté en comparaison.

Tout semble bien aller du moment que la consommation continue.

Dans notre société de consommation, il n'y a point de passé et point de futur : Seul le présent compte ; en argent !

mardi 15 août 2017

De l'argent, tout en aphorismes

Les riches ont-ils déjà pensé au fait que leur précieux argent n’est plus que de l’électricité dans des serveurs ?

Le plus grand casse de l’Histoire aura lieu le jour où le courant sera coupé.

L'argent rend aveugle. L'argent rend fou. Il est la pire des drogues.

samedi 12 août 2017

Du Peuple, de l'Humanité et des Humains, tout en aphorismes

Rien ne vaut plus que l’instruction et l’éducation pour faire des êtres humains.

Le problème que génère la surpopulation galopante sera en voie de règlement lorsque tous les enfants du Monde seront systématiquement scolarisés dans le seul but d’apprendre à lire, écrire, compter, cela afin de pouvoir découvrir les sciences, les littératures et la réelle Histoire de l’Humanité.

Si l’Humanité veut garder une chance de continuer son Histoire, il faut interdire la publicité.

Certes, le Peuple est le plus grand ! Hélas, faute d’éducation et d’instruction suffisantes, il n’est, systématiquement, que l’amalgame de petits esprits.

Le Peuple ne vaut que s'il se voit constitué de citoyennes et de citoyens. Il n'est rien et ne peut rien s'il s'avère être un ramassis de consommateurs et de consommatrices.

Le Peuple n’est rien sans la Nature.

À la fin du siècle, il n’y aura plus d’Humains.

Pour que l'Humanité puisse perdurer, ce n’est pas d’une énième révolution dont nous avons besoin. Non ! Ce qu’il nous faut c’est une évolution de notre esprit !
Il ne tient qu'à nous de commencer cette évolution.

Arrêtons de tourner en rond avec les Révolutions qui, jusqu’à présent, nous ont emporté sur les flots d’une Histoire incontrôlée. Choisissons de faire, pour une fois, une Évolution. Nous y gagnerions la possibilité de retrouver un futur, futur qui pourrait s'écouler dès lors sur une voie maitrisée.

Réussir sa vie consiste à essayer de comprendre ce qui nous entoure.

Vivre, c’est chercher à comprendre.

Un humain ne peut réussir sa vie que s’il s'emploie à comprendre le fonctionnement du Monde.

jeudi 10 août 2017

De la machine, tout en aphorismes

Un jour Internet s’arrêtera, tout simplement parce qu’un jour il a commencé.

L’arbre, fruit de 400 millions d’années d’évolution, est la meilleure machine pour capter l’énergie solaire, et cela, pour toujours !

Une machine compliquée est une mauvaise machine. Une bonne machine est simple, sobre en énergie et, surtout, réparable.

L’ingénierie du futur ne sera que si elle s’emploie à la simplification de la technosphère.

mercredi 9 août 2017

De l'Énergie, tout en aphorismes

Sans Énergie, pas d'économie.

Avant de parler d'économie, politiques, journalistes, industriels et financiers devraient toujours commencer par parler d'Énergie.

Les mieux à même de parler d'économie sont celles et ceux qui savent ce qu'est l’Énergie.

Les économistes en vogue ne savent rien de L’Énergie. On ne peut qu'en conclure qu'ils ne savent donc rien en matière d'économie !

Il est impossible de tricher avec l’Énergie car elle est une sorte de monnaie, invisible mais bien présente dans tous les échanges, qui ne peut être ni surévaluée, ni dévaluée.

L’Énergie est indispensable pour l'économie. L'inverse n'est pas vrai.

L’Énergie est la Monnaie Universelle ; et il n’y a pas de planche à billets pour créer de cette Monnaie.

L’Énergie est la Monnaie de l’Univers.

Rien ne se passe s’il n’y a pas d’Énergie en jeu.

L'Énergie, ce grand tabou en politique !

L'Énergie, ce point capital toujours ignoré !

L'Énergie, ce truc qui emmerde tout le monde !

Un âge va venir où un litre de pétrole pourra valoir 100 millions d'euros. Et comme les humains sont fous, il se peut que ce litre puisse valoir encore plus.

L’Énergie de notre économie provient exclusivement du Soleil.

Seule la capacité de la Nature à concentrer de l'énergie solaire au cours des temps géologiques a permis notre actuelle économie, celle-ci ayant pour seul principe la consommation de cette Énergie stockée pour désintégrer la Nature. Cela va nous faire disparaître.

vendredi 4 août 2017

De l'économie, tout en aphorismes

Il ne peut y avoir de croissance économique que si, chaque jour, le Monde brûle plus de pétrole qu’il en a brûlé la veille.

Dans notre économie, le pétrole est l’énergie indispensable pour tout.

Aujourd’hui, tout est pétrole.

L’argent, depuis le Néolithique, a toujours été obtenu par consommations d’énergie. Désormais nous devons faire en sorte que la production d’énergie par captation de l’énergie solaire soit de l’argent ; l’Arbre devant être le capteur principal pour atteindre ce but.

Pour vivre, laissons vivre.

Ne combattons plus la Nature. Allions-nous avec elle pour mettre en place une réelle économie écologique : l'écodouble.

Favoriser la Nature peut être le principe économique de notre futur.

Le processus économique ne peut plus être basé sur la compétition. Seule la coopération peut maintenir ce processus et, au-delà, la civilisation.

L’économie doit puiser ses ressources dans le seul flux du rayonnement solaire.

L'économie n'a jamais été une science dure, et elle ne pourra jamais l'être car elle ne s'intéresse pas aux phénomènes énergétiques.
Pour tout dire, elle n'est pas non plus une science humaine.
En fait, les économistes s'apparentent seulement aux astrologues, surtout par le fait qu'ils sont incapables de prévoir l'avenir.

jeudi 3 août 2017

De nos politiques, tout en aphorismes

L’absence de vision n’est pas la règle chez les Humains mais demeure une constante chez les politiques.

La pensée stérile n’existe pas, sauf chez les politiques.

Les politiques sont toujours des gens du passé.

Pour assurer un futur, il faut être visionnaire. Hélas, les politiques n’ont jamais cette qualité.

Les politiques n’ont jamais rien su de la réalité.

Un politique honnête ?!? Oxymore !

lundi 31 juillet 2017

De nos religions, tout en aphorismes

Il n’existe pas une seule religion qui ne contienne pas intrinsèquement, sans qu’elle puisse en être purgée, des arguments pour justifier les pires et les plus inimaginables débordements de violence.

L’argent est un dieu.

Le vrai dieu des religions est l’argent.

Les religions entretiennent les guerres et inversement.

Les religions vivent de la guerre.

S’il faut un Dieu sur Terre, seule la Nature, avec sa biodiversité, peut prétendre à ce titre. S’il faut un Dieu au ciel, ce ne peut être que l’Univers tout entier. En tout cas, toute invention humaine, intellectuelle ou matérielle, s’avèrera toujours impropre pour ce titre.

Natura sive deus

L’opium conduit à la mort. Mais les religions sont pires que l’opium en ce sens qu’elles nous conduisent vers l’Apocalypse.

Il y a pour tout des limites. Les religions donnent l’impression qu’il est possible de les supprimer.

Le néolibéralisme est la religion de notre président jupitérien.

Le néolibéralisme sera la religion de notre fin.

Étudier les religions reste le moyen le plus sûr de découvrir tous les travers des Humains.

lundi 17 avril 2017

Le mot grand absent dans le discours politique

Nota : Cet article est paru sur le Blog de Paul Jorion le 21 avril 2017

Dans tous les pays, les campagnes électorales - ces mascarades qui nous font croire que nous vivons en démocratie (1) - se suivent et se ressemblent par le fait que la médiocrité s'affirme, les années passant, en pleine croissance chez les peuples, les candidats, les candidates et les médias.
Il est d'ailleurs frappant de constater que le néolibéralisme prospère d'autant plus que cette médiocrité s'étend et s'affiche. De là à penser que ce dernier ne peut se développer que si la médiocrité est imposée en tant que règle principale, il n'y a qu'un pas ; un pas que beaucoup ont franchi il y a belle lurette. Et il suffit de constater les ravages que la société de consommation et la publicité associée provoquent sur les cerveaux, puis de remarquer que, depuis les années 80 (2), les systèmes éducatifs produisent presque exclusivement des consommatrices et consommateurs acultivés, alors qu'ils ne devraient former que des citoyen(ne)s, pour comprendre que les choses ne vont pas aller en s'améliorant. Le néolibéralisme voulant coûte que coûte vivre et prospérer, fort de la toute puissance que lui procure l'argent qu'il concentre de plus en plus, il met tout en œuvre avec succès pour faire de nous de bons consommateurs boulimiques et techno-scientistes tout autant que de bien piètres citoyens ignorants des Lois immuables les plus fondamentales.

Maintenant englués dans notre crasse médiocrité - Peuple et zélites s'alimentant mutuellement en la matière - nous sommes devenus incapables d'analyser complètement la réalité de notre situation économique.
En effet, si le constat des crises sociale, environnementale, financière, climatique, est fait (plus ou moins bien ; faut préciser quand même !) par tous les candidats et tous les électeurs, les avis divergent, voire s'opposent, dès qu'il s'agit d'envisager des solutions. Certains et certaines veulent continuer dans la direction qui nous a conduit là où nous en sommes et d'autres veulent prendre le contre-pied, sans pour autant vouloir changer le cadre systémique favorisant la production qui est toujours resté le nôtre depuis le Néolithique. Les passions se déchainent ; les personnes candidates braillent plus ou moins fort qu'il faut tout changer, reconstruire en relançant l'économie et la croissance, à grand renfort de grands travaux et/ou de restrictions budgétaires et chacune, ou presque, ont même chiffré en bonne monnaie trébuchante leurs programmes.
Hélas, deux fois hélas, elles trébuchent toutes dans leur analyses en ne remarquant pas que ces crises ont un point commun : L'Énergie !
En grattant un peu en effet, quiconque voudra bien faire un petit effort intellectuel, sans même devoir disposer d'une culture scientifique, en viendra à reconnaitre son omniprésence dans tout, absolument tout, ce qui fait notre économie néolibérale.

Il est donc frappant de constater que le mot "Énergie" n'est jamais employé dans le discours politique sinon pour parler d'énergie au sens de "volonté" et "courage" des "entrepreneurs" ou bien pour évoquer la nécessité qu'il y aurait à "conserver à tout prix les centrales nucléaires parce qu'elles fournissent une énergie propre"(3). Nos "zélites" parleront aussi volontiers de développement durable, de transition énergétique, de solaire, d'éolien, de biomasse, d’hydraulique, d'hydrogène, de gaz naturel, de géothermie, d'électrique et de biocarburant. Certaines iront même jusqu'à citer l'osmose ou la pile à combustible lorsqu'elles voudront paraître très savantes. Mais elles le feront sans comprendre ce que signifient ces techniques en réalité, physiquement parlant ; et en tout cas, jamais, deux fois jamais, elles ne laisseront penser que l'Énergie abondante vient à manquer alors qu'elle reste, il faut sans cesse le répéter, l'indispensable carburant de notre économie néolibérale, quand bien même il s'agit de "produire" (4) de l'énergie dite renouvelable (5).
Mais comment donc en sommes-nous arrivés là ?
Il est vraisemblable que c'est parce que presque tous les politiques et financiers ne savent pas ce qu'est l'Énergie et que ces derniers n'ont pas la moindre once de conscience que sa présence reste la condition première pour que quelque chose se passe dans notre monde réel et, plus encore, dans une économie comme la nôtre.
Bien sûr, quelques personnes ayant des notions de Physique dans cette caste politico-financière savent bien que l'Énergie Mère De Toute Croissance, le pétrole, devient très rare, notamment au regard des monstrueuses envies de croissances et de consommations qui nous ont été "généreusement données". Mais ce n'est pas pour autant qu'elles utilisent le mot "Énergie" dans leur vocabulaire ; et parions que si ces rares lucides ne veulent ni parler ni décider et agir en prévision de la déplétion pétrolière, il y a des chances pour que ce soit parce qu'elles espèrent garder suffisamment longtemps, c'est-à-dire jusqu'à leur mort, le contrôle sur le "pétrole finissant", grâce à tous les moyens dont elles disposent, même violents, et ainsi ne pas devoir renoncer à leur style de vie si dispendieux de toutes les ressources naturelles. Après moi le déluge ! Telle est leur devise !

Ainsi, jamais prononcé par les politiques, "Énergie" semble être le plus gros des gros mots. Et entendre ce mot dans son acception scientifique au cours du spectacle politique ou durant le cirque d'une campagne électorale relève de l'impossible (même en France où "impossible" n'existe pas) car il ne faut ni ennuyer l'auditoire - la médiocrité encore, ni affoler les masses qui doivent rester concentrées sur la consommation, dût-elle conduire à l'effondrement de la Civilisation.

Le problème que nous avons avec l'Énergie étant éludé dans le débat public, comment dès lors discuter de ses solutions pour résoudre La Crise ? La réponse reste à trouver.
Néanmoins, pour avancer un peu dans la recherche de la réponse, il faut savoir et admettre que le Pic du pétrole a été dépassé en 2006 (6). Il faut aussi savoir que les banques sont peu enthousiastes à l'idée de se lancer dans le financement des infrastructures nécessaires à l'exploitation des deux derniers grands gisements de pétrole sur Terre, en Arctique et en Sibérie, dont les retours énergétiques sont très mauvais (7), tout cela nous condamnant à manquer très bientôt de notre "drogue préférée".

Il y a donc urgence. Sauf à adopter rapidement une économie écologique, dans laquelle tout se déciderait en fonction des coûts énergétiques, les versions les plus primaires de l'esclavage risquent bien de vite réapparaître, juste parce que le Pétrole, Père De Toutes Croissances, vient à disparaître et qu'après lui il ne restera plus que l'énergie musculaire (8).
En fait, si nous souhaitons vraiment "du changement"- dans le bon sens, cela va de soi - il faut changer de système - ce serait une première depuis le Néolithique - et, plus qu'en terme d'argent, il nous faut raisonner et compter en terme d'Énergie ; qui se compte en Joule (9), le Joule étant la seule monnaie qui devrait valoir désormais.
Tout cela revient à dire que pour arriver à résoudre les problèmes sociétaux de notre époque, de façon globale, nous devons impérativement commencer par sortir du cadre, évoluer en nous-même et repenser notre rapport à l'Énergie.

(1) Une réelle démocratie désigne ses représentants par tirage au sort.
(2) Surtout que maintenant les écrans ont envahi les écoles à la plus grande joie, hélas, des parents d'élèves.
(3) Un scientifique rigoureux se demande bien ce qu'est de l'énergie propre.
(4) On ne sais pas produire de l'énergie ; on sait seulement récolter, transporter, transformer, voire, parfois, stoker de l'énergie.
(5) Un scientifique très rigoureux se demande bien ce qu'est de l'énergie renouvelable.
(6) Cf. le rapport de l'année 2010 de l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE).
(7) Cf. le blog "Oil Man" de Mathieu Auzanneau.
(8) Selon JM Jancovici, grâce à sa consommation de pétrole, un humain moyen à l'équivalent de 200 personnes à son service 24 heures sur 24.
(9) Le Joule, lorsque des systèmes interfèrent entre eux, peut être assimilé à une monnaie d'échange avec laquelle il est impossible de tricher.

lundi 16 janvier 2017

Le progrès est en marche

Bonne année les lectrices et lecteurs !

En novembre et décembre de l'an dernier, des Marguerittes étaient en fleur, chez moi, en Bretagne. Je précise que ces belles fleurs s'épanouissaient à l'air libre et pas sous serre chauffée comme on pourrait le penser de prime abord.
Samedi dernier, 14 janvier, des abeilles butinaient sur des ajoncs en pleine floraison.
En 2015, les 62 personnes les plus riches du monde possédaient autant que les 3,5 milliards les plus pauvres. Comme les temps sont durs, à la fin 2016, elles n'étaient plus que 8 pour posséder autant que les 3,6 milliards les plus pauvres.

Tout va bien dans le meilleur des Mondes. Les Candides sont partout. Continuons à regarder la pub à la téloche plutôt que de nous emmerder à nous informer sur le dérèglement climatique et la non régulation de la finance ; cette dernière étant responsable directement du premier.

mercredi 12 octobre 2016

Liste des Défenseurs de la Terre

Pour rappel :

L'Ordre des Défenseurs de la Terre a été créé le 14 juillet 2009.

Figurent dans l'Ordre des Défenseurs de la Terre :

Aurélien Brulé - 2009

Bolivia Inti (association) - 2009

Wangari Maathai - 2010

José Claudio Ribeiro da Silva (à titre posthume) - 2011

Maria do Esperito Santo da Silva (à titre posthume) - 2011

Pierre Rabhi - 2011

Bunker Roy - 2012

Les habitants de Niamone au Sénégal - 2012

Sea Shepherd Conservation Society et Paul Watson - 2013

Naoto Matsumura - 2013

Fruta Feia - 2014

Miranda Gibson - 2015

Bretagne Vivante - 2015

L'ACRO - 2016

La CRIIRAD - 2016

L'école des talus - 2016

Edward Snowden - 2016

Julian Assange - 2016

Stéphanie Gibaud - 2016

 

jeudi 22 septembre 2016

Gaël Giraud a tout compris ... presque !

Ce matin, l'économiste Gaël Giraud était sur France Inter.
Très lucide, brillant comme toujours, posé, il a affirmé que l'économie n'est pas une science exacte puisque ses évolutions sont soumises à des décisions prises par des Humains, qui "ne sont pas des grenouilles". Il a aussi dit, entre autres-autres-autres choses très réelles, que si nous ne faisions rien pour le climat, à la fin du siècle, il n'y aurait plus d'Humains sur Terre.
En fait, tout ce qu'il a dit était bien ... sauf une chose ! lorsqu'il a dit que l'économie mondiale était en décroissance ; en rajoutant que ce n'était pas la "bonne décroissance", celle "voulue" mais la mauvaise, celle "subie".
Monsieur Giraud, la décroissance ne peut être que voulue ! C'est un système politique bien pensé, offrant bien plus de libertés individuelles que n'en laisse le système néolibéral. De fait, l'économie actuelle ne peut pas être en décroissance : en réalité l'économie actuelle s'avère être en pleine récession ; récession qui, dans le contexte énergético-métallique actuel (*), va provoquer le déclin, tout azimut, correspondant à un gigantesque effondrement ; avec à la clé entre 5 et 15 milliards de morts violentes d'ici 2100.

Alors maintenant ne vaut-il pas mieux signer pour l'écodouble ? qui est la même chose que la décroissance. Et de sortir toutes et tous dans la rue, tout de suite, dès demain, car des troupes de la gendarmerie multinationale sont en passe de faire route vers Notre-Dame-des-Landes ... pour lutter contre le terrorisme sans doute !?! et nous protéger certainement !!!?

(*) Le pétrole et tous les métaux viennent à manquer.

mercredi 14 septembre 2016

Les 400 coups du climat

Impossible de résister à l'envie de relayer le Blog de Paul Jorion qui publie, ce jour, un graphique animé de l'évolution de l'anomalie de température, qui ne cesse de grimper, entre 1880 et 2016. Cela dans le but de rappeler mon article précédent : 400 ppm : on y est !
Au regard du graphique, l'exponentielle dont je parle dans 400 ppm ; on y est !, il semble bien qu'elle y soit.
Dormez bonnes gens ! La Terre va vous cuire à l'étouffé ; et digérer vos descendants directs. Quel bel héritage vous laissez ! à force de renoncements.

lundi 22 août 2016

400 ppm : On y est !

Vous vous souvenez que je vous avais expliqué que tous les jours, sur l'île française d'Amsterdam, au milieu de l'Océan Indien, un jeune scientifique s'emploie à mesurer la chimie de l’atmosphère. En d'autres termes, il mesure les proportions des différents gaz qui la composent.

En fin d'année dernière, le scientifique chargé de ces mesures m'avait confié qu'il craignait de voir la teneur en CO2 atteindre 400 ppm ''(*)'' à la fin de 2016.
Et bien au mois de mai 2016, cette valeur de 400 ppm était atteinte ; en avance de 7 mois.

Quelqu'un qui connaît un peu les Lois de la Physique ne s'en étonnera pas.
En effet, la température moyenne de la Terre (dite "température globale") bat record sur record depuis plus de 9 mois.
Cela veut dire que les mers et océans sont très chauds. El Niño et Blob en témoignent.
Comme la solubilité du CO2 dans l'eau diminue quand la température de l'eau augmente, le CO2 émit par l'économie est de moins en moins absorbée par les mers et océans.
Dès lors, le CO2 en surplus dans l’atmosphère augmente l'effet de serre, ce qui augmente la température des mer et des océans, et ainsi de suite. Bref ! un très fort effet boule de neige (je n'oserai pas dire "fondue") autrement appelé "effet exponentiel", nous conduisant à un basculement.

Vous aller me dire que ce raisonnement est simpliste.
Je vous répondrai qu'il l'est moins que n'importe quel raisonnement d'économiste néolibéral pour qui la bouffonnerie de la COP21 restera une grande victoire des capitalistes, eux qui ne se sont toujours pas rendus compte que tout est foutu au niveau du climat. Car un effet boule neige ne s'arrête pas d'un claquement de doigt lorsqu'il est amorcé : Telle est la dure réalité des exponentielles !

Nous allons maintenant subir le changement climatique, impuissantes et impuissants, jusqu'à l'établissement d'une nouvelle période climatique, qui, assurément, n'offrira pas les conditions thermodynamiques nécessaires à la vie de l'Humanité.

(*) ppm veut dire "partie pour million" ; dans le cas qui nous intéresse, la mesure indique que sur 1 million de molécules prises au hasard dans l'atmosphère, 400 sont des molécules de CO2.
Cela correspond à une concentration en CO2 de 0,04 %.
Pour rappel la concentration en CO2 qui provoque la mort est de 3 %. Les optimistes diront sans doute qu'on a encore du temps.

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