Ecodouble

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samedi 27 janvier 2018

Définitions des néologismes argentisme, argentien et argentienne

argentisme : n. f. Religion qui a pour dieu l'argent en tant qu'outil de spéculation et dont les banquiers sont les gourous et les traders les prêtres.
Encyclopédie : Gourous et prêtres, ainsi que les simples adeptes, de cette religion bien plus dangereuse pour l'Humanité que ses homologues concurrentes, forment la communauté des argentiens. Ces derniers affirment qu'il n'y a pas d'alternative (TINA) à ce que tout soit examiné et valorisé sous l'aspect financier, y compris les processus du vivant et la vie humaine.

samedi 20 janvier 2018

Intelligence Artificielle et robots

Il y en a qui croient qu'on va remplacer tous les travailleurs par des robot : ils se trompent !

Ils et elles se trompent car même s'il advenait que des machines douées d'une Intelligence Artificielle (IA) très forte prissent le pouvoir après avoir éliminés les Humains, il viendrait un moment où, du fait de l’épuisement des ressources en métaux et en énergie fossile (lesquels sont leurs matériaux constitutifs et leur seul carburant possible, directement et/ou indirectement) ces machines se verraient contraintes, pour survivre, de se transformer en organismes vivants tirant leur énergie de la photosynthèse, laquelle est une magnifique méthode de captation de l’énergie solaire, fruit de 400 millions d’années d'évolution et de mise au point.
En gros, il faudrait que les machines redevinssent Nous. Et passer de la machine à Nous, de la machine au Vivant, si tant est que cela fût possible, quelle horrible régression ce serait ! N’est-il pas ? mesdames et messieurs les scientistes transhumanistes.

vendredi 12 janvier 2018

La vie et ses conditions de survie

L'Univers, grâce aux étoiles et aux phénomènes géologiques planétaires, est une machine à fabriquer de la vie complexe.

Vladimir Vernadsky, géologue russe ayant vécu à cheval sur les XIXème et XXème siècles, inventeur du concept de la "biosphère", disait que l'apparition de la vie est l'ultime processus géologique à se développer sur une planète dès l'instant que les conditions thermodynamiques et chimiques nécessaires y étaient réunies (ces conditions étant imposées par les Lois de la Physique, immuables et constantes, partout dans l'Univers).

Depuis 2009, on sait que la vie pluricellulaire est apparue deux fois sur la Terre.
La première fois, c'était il y a 2,1 milliards d'années.
Mais les conditions physico-chimique qui prévalurent alors ne permirent pas une évolution vers des êtres vivants très complexes. Ainsi, les fossiles retrouvés à partir de 2008, près de Franceville au Gabon, sont ceux d'organismes assez primaires bien que de plusieurs centimètres de diamètre, dont certains ressemblent à une sphère aplatie bordée de flagelles dans son plan équatorial.
Après 300 millions d'années d'une évolution bridée par une teneur en oxygène atmosphérique demeurée assez faible, cette première lignée d'organismes pluricellulaires disparu quand la concentration de ce gaz, vital pour la vie, vint à chuter, vraisemblablement à la suite d'une crise géologique majeure.
Lorsque, 1,2 milliards d'années plus tard, le seuil en oxygène permettant la vie des pluricellulaires fut refranchi à la hausse, une nouvelle lignée de ce type d'êtres vivant apparu, jusqu'à donner la biodiversité actuelle au terme de 600 millions d'années d'une évolution bénéficiant d'une atmosphère devenant de plus en plus riche en oxygène.

Le grand livre des roches terrestres a été lu par les géologues ! Et l'on peut en conclure que deux miracles sur la même planète, vu la grandeur de l'Univers, c'est trop pour croire au miracle et que c'est donc trop, aussi, pour se croire seuls dans l'Univers.
A contrario, c'est bien assez pour penser que Vernadsky a eu raison de dire que la vie complexe apparaît en un lieu dès que des conditions physico-chimiques de ce lieu la permettent.

Cela dit, maintenant que nous, les fhœmmes, dégradons notre biotope Terre avec pesticides, radioactivités, labours, monocultures, bétonnage, CO2, hydrocarbures, PCB, déforestation, OGM, financiarisation, métaux lourds, surpêche, élevages intensifs, guerres - la liste est longue, est-ce que les niveaux d'équilibres à venir de l'atmosphère, des sols et des eaux permettront la vie d'organismes complexes comme les mammifères, les oiseaux, les amphibiens, les reptiles, les poissons, les insectes, les arbres et l'ensemble de la flore ?
Il faudrait peut-être se poser la question !?!
Surtout que des scientifiques sont désormais en mesure de prouver un effondrement de 80% de la biomasse des insectes en Allemagne, un effondrement en France de la population des si prolifiques lapins de garenne, une eutrophisation et un effondrement des réserves d'eau douce partout dans le monde, une perte de fertilité et une érosion généralisée des sols arables, un réchauffement climatique global ...

Tout bien réfléchi, il n'est même plus temps de se poser des questions : il faut juste agir d'urgence pour stopper la dégradation du creuset qui a fait que nous vivons et qui nous maintient en vie.

dimanche 7 janvier 2018

De la Nature, tout en aphorisme.

Natura solus deus

Nihil sacri ad Naturam

Continuons à détruire la Nature et elle nous éliminera. Mais commençons à en prendre soin, à la restaurer, à la contempler, à la choyer grâce à ce que nous savons déjà sur elle, et il y a de bonnes chances qu'elle puisse nous conserver.

lundi 1 janvier 2018

Épisode 10 : Un nouveau cauchemar commence

Quatre années ont passé depuis que Gaulle à fait disparaître le Conseil des Président, furieux de la médiocrité de ses successeurs. Mais la France étant plus que jamais en péril, prise à la gorge qu'elle est par les financiers néolibéraux qui ont désormais l'un des leurs à l'Élysée, le général, très en colère, se remet en ordre de bataille : Le Conseil des Présidents réapparaît.

___

Jacques Chirac - Putain Flamby ! J'te causais d'aller voir des gonzesses en scooter et je t'ai perdu de vue. Et puis là je te revois ! Tu le fais comment ce tour de magie ?

Charles de Gaulle - La ferme ! Tous !
Mimolette ! Votre expédition en scooter est honteuse et déshonorante pour la fonction de Président ! Vous me faites penser au ridicule Félix Faure et sa pauvre pompe funèbre.

François Hollande - Mais pourquoi donc ? Je ne me suis pas fait élire à l’Élysée pour travailler. Tout est emmerdant dans cette bicoque. Je préfère me promener comme quelqu'un de normal. Mais sinon, j'aime bien, oui ! j'aime bien jouer aux soldats avec Le Driand, et après faire la fête avec des actrices. D'ailleurs c’est pour ça que ma cravate est toujours de travers. Et après moi le déluge, na !

CDG - C'est plutôt avec vous que s'abat le déluge ! Il a plu autant sur vous à chacune de vos sorties que vous fîtes pleuvoir les épreuves sur les françaises et les français. Et les dernières épreuves, celles qui commencent avec les ordonnances, s'incarnent dans le gamin qui vous remplace et à qui vous avez ouvert une voie royale.

Macron arrive, assis sur un trône perché sur un petit nuage.

Emmanuel Macron - Je suis grand, beau. Je suis Jupiter !

FH - Mais ... mais ... mais ... ce n'est plus moi le Président ?

Gaulle frappe dans ses mains ; trône et nuage s'évaporent ; Macron tombe les 4 fers en l’air. Il se met à pleurer et se relève en se tenant les fesses et la tête.

EM - Ouiinnnnn ! Ouuiiinnnnnnn ! Méchant monsieur ! Je vais le dire à Brigitte !

CdG - La ferme morveux ! Tu peux le dire à qui tu veux ! Peu m'importe. Ici, il ne sert à rien d’avoir la grosse tête. Je te contrôle dans ton sommeil et c’est moi qui commande. Ici, je te ferai marcher à la baguette toujours ! car tu es un nouveau cauchemar pour la France. Et maintenant assied-toi sur cette chaise.

Une chaise de bébé apparaît à coté de celle de Hollande. Macron, grognon, s'y assois.

FH - C'est incroyable, je ne suis plus le Président ?!? J'ai dû rater quelque chose.

Alain Poher - Mais il n'y aucun risque de voir ce gamin passer l’arme à gauche ! Je m’en vais ; je ne sers plus à rien ici !

CdG - Restez là Poher ! Au cas où. En fait, je vous préfère à Larcher, qui bouffe trop, qui tel un ballon de baudruche dérive dans le sens du vent et dont le cerveau me fait penser à un plat de spaghettis. Quant au merdeux, s'il n'y a pas, en effet, de risque à le voir passer l'arme à gauche, le problème est plutôt qu'il n'a pas une once de l'âme à gauche.

JC - Alors là Charlie Golf, c'est bien dit.

CdG - Durant les 5 ans de "fromage-sans-gout", rien n'a été fait pour sortir de notre actuelle économie qui conduit à l'effondrement du Monde. Pourtant, ce que j’avais expliqué en ce Conseil eût pu constituer un programme pour jeter les bases d'un nouveau paradigme économique capable de nous offrir une certaine résilience face aux bouleversements climatiques et environnementaux qui se préparent et dont nous sommes responsables. Mais non ! Rien ! Rien n'a été fait ! Au lieu d'initier par des actions simples, pleines de bon sens, un système visant à regagner un futur, vous avez continué à laisser faire ceux qui saccagent la Nature en vous corrompant. À Notre-Dame-des-Landes vous vous êtes pris pour César et vous fîtes la guerre à la jeunesse la plus éclairée de France tandis qu'à Sivens vous êtes allé jusqu’à tuer un remarquable naturaliste spécialiste des renoncules.

FH - Ce n'est pas vrai que je n'ai rien fait pour la Nature ! Avec une de mes anciennes copines, et puis aussi avec Fafa, j'ai fait la COP 21, et ça c'est bien la COP 21. Oui, c'est bien !

CdG - J'ai dit de la fermer le "clacos à bobos".
Vous devez la fermer car la seule chose que vous ayez réussi fut de diviser le pays alors que les nationalistes se rapprochent de plus en plus du pouvoir. Vous l'avez fait afin de faire diversion et cacher votre inaction ainsi que votre capitulation plus que lâche devant les banques et l’Allemagne dont les dirigeants sont des fanatiques du fascisme financier. Et pour enfumer le peuple alors que vous capituliez, votre seule action a consisté à imaginer une funeste diversion avec le "mariage pour tous". Le résultat fut qu'après un temps d'interminables débats inutiles et ravageurs pour l'unité nationale, vous fîtes voter une loi, tant imbécile que cruelle pour celles et ceux qu'elle est censée reconnaitre et protéger, car elle a pour conséquence l’ouverture d'une liste de la minorité homosexuelle à l’État civil. Votre très cher modèle Mitt’rand ayant fait des listes de juifs à Vichy, il vous fallait aussi faire chose semblable ; vous avez donc commencé à ficher les citoyennes et citoyens homosexuels de notre Pays. Pauvre con que vous êtes ! Les socialistes, mis à part Blum et Mendes-France, sont toujours les mêmes : de dangereux et inconséquents individus.
Car sachez qu'on ne doit jamais faire de liste de minorité, car les minorités sont toujours de possibles bouc-émissaires. Dussiez-vous paraitre homophobe en ne répondant pas favorablement aux revendications des très militantes associations LGBT, revendications par ailleurs légitimes et pour lesquelles nous pourrions consentir à quelques aménagements si ce n'étaient l'urgence écologique et la violence latente qui s'installe dans notre société, votre rôle aurait dû vous conduire à traiter la crise écologique et financière en tout premier lieu. Le reste, il n'y avait qu'à le gérer, en veillant tout de même à protéger la société et toutes les personnes de France, en particulier celles des minorités qui se retrouvent généralement en danger dès l'instant que les extrémistes de tous poils ne sont plus très loin des portes du pouvoir.

François Mitt'rand - Je n'ai jamais dit, en 1994, à la télévision chez Jean-Pierre Elkabbach, que Bousquet était mon ami et que je ne faisais que des listes lorsque je travaillais au gouvernement de Vichy ! Qui vous a raconté ça ?

CdG - Vous venez de nous dire vous même où et quand vous le dîtes, sale collabo. Le comble d'un dénonciateur - rappelez vous l'histoire, malheureuse à cause de vous, de l'aérodrome clandestin de la Résistance angevine d'où vous vous envolâtes pour Londres - c'est de se dénoncer lui-même. Et puis fermez-là je vous dis. On vous a bien assez entendu pour ne jamais rien ouïr de valeur sortant de votre bouche.

JC - Collabo ! Collabobobo ! Ca fait bobo d'entendre la vérité, hein Fran... Fran... Francisque ?!?

FM - Oui, Monsieur mon Premier Ministre.

JC - Nananananaa. Et ben allez vous faire voir ! Monsieur le Ministre des Colonies d'Outre-mer.

CdG - Quant à vous le merdeux surement pas sorti de la cuisse de Jupiter vous semblez vouloir user encore de la diversion médiatique avec la PMA, au prétexte des drooiiits des personnes et "en même temps" de votre sacro-sainte loi du marrrchéééé, même si l'établissement du droit à l'enfant ferait qu'il deviendrait possible d'acheter des enfants et d'asservir des femmes au sein de mafias de la GPA. Dès lors, avouez-le ! le droit garantissant aux femmes de pouvoir disposer de leur corps et d'une liberté, vous vous en foutez, n'est-ce pas ? Et les droits des enfants ? Ce ne sont pas des personnes les enfants ? Vous en faites quoi des enfants ? Cela ne vous dérange pas que ceux qui viendraient à naître dans de telles conditions "administratives" pourraient avoir à l'esprit, toute leur vie d'adolescent et d'adulte, la question à jamais insoluble de leur origines biologiques ? Mais il est vrai que, n'ayant pas d'enfant, vous pouvez vous en foutre complètement !

EM - Si j’en ai des enfants ! Ceux de Brigitte !

CdG - Et ben voilà ! Vous devriez plutôt œuvrer à faciliter les démarches d’adoption d’enfants. Le monde est plein d’enfants abandonnés et orphelins. Au lieu de cela, on va repartir dans des polémiques stériles en redonnant la parole aux copains de ce salopard de Fillon, ceux de la Manif pour tous, les pires cons qui puisse se trouver ; parce que cela vous sera bien utile, car vos collègues banquiers pourront alors faire ce qu'ils voudront pendant que les médias à votre botte nous parlerons de la ridicule démocratie participative et des droiiits pour tous, en oubliant les devoirs de tous. Et alors qu’il faudrait essayer de sauver le Monde, alors qu'on détruit la Nature, vous aller faire en sorte, par un vil stratagème, de continuer à engraisser vos amis et vous même par la même occasion, et cela sous couvert d'un crime. Mais cette fois, alors que vous vous pensez un faiseur d'avenir, après l'effondrement qui arrive, que vous ne voyez pas venir, qu'en tout cas vous ne cherchez pas à prévenir, l'Histoire ne se répètera pas : Tout sera perdu pour toujours. Ce sera la fin de l'Humanité.

FM - Tant mieux ! Je n'ai jamais aimé ce journal ; je préfère le Figaro.

EM - Mais vous êtes qui vous, méchant vieillard, pour me parler ainsi ?

CdG - Je veux être le cauchemar de tes cauchemars ! Car tu es pire, pour tout, que le crétin qui vient de nous dire une énième connerie;

Valéry Giscard d'Estaing - Je vois Monsieur de Gaulle que vous avez toujours le conservatisme vissé au corps et surtout la mémoire courte. Osez dire de quelqu'un, ici, qu'il a les médias à sa botte quand on sais comment vous dirigiez l'ORTF, c'est un peu l'Hôpital qui se moque de la Charité !

CdG - Mais cher Giscard déteint, la période durant laquelle je fus aux affaires n'était pas celle d'aujourd'hui. Et puis à l'époque j'étais stupide, je vous l'ai dit au début de ce Conseil : je ne savais rien de l'écologie.

FH - Et bien moi, je le redis, j’ai fait les accords de Paris pour le climat ! Et c’est quelque chose quand même ; et grâce à cela le monde sera sauvé ! c'est certain !

CdG - Pays-bas, ta COP 21, ce n'est que du papier ! Du papier si miteux que je ne m'en servirais même pas pour me torcher le derrière de peur de me salir les doigts. L'écologie, et la bataille pour la restauration de la Nature, comme toutes les batailles, c'est sur le terrain que cela se passe. Or, sur le terrain, la destruction de la Nature continue ; et vous laissez la finance la détruire, toujours plus vite. Il n’est que de constater que les quantité de pesticide déversées dans les champs augmentent chaque année, que les paysans disparaissent remplacés par des agriculteurs alors que, je l'affirme, les paysans font vivre quand les agriculteurs tuent. Voyez ceux de Sivens qui s'entêtent à vouloir cultiver du maïs dans des zones en passe de devenir arides, maïs qui ne convient même pas pour engraisser les vaches puisqu'il ne contient pas de protéines ; ces dernières devant être apportées par du soja transgénique importé du Brésil ou d'Argentine, les producteurs de cette glycine ayant, pour la cultiver là-bas, spoliés des centaines de milliers de paysans, assassinés certains d'entre-eux, rasé des pans entiers d'Amazonie et répandu des quantités presque infinies de biocides en tous genres.

EM - Mais c'est la loi du marché qui dicte cela. Ces producteurs de soja sont des premiers de cordées que la France aimerait bien avoir chez elle.

CdG - Non le merdeux ! Il n'y a pas de loi du marché qui tienne lorsqu'il est constaté de telles injustices et de tels désastres écologiques et humains. C'est comme le Center Park de Roybon ?! Combien d’hectares de forêt bradés à un prix si ridicule que la corruption en apparait au grand jour ? Et le triangle de Gonesse ! Combien d’hectares de bonnes terres sacrifiées pour combien de pots de vin ? Et l’EPR combien d’irradiés futurs ? Avec combien de milliards gaspillés ? Alors que ces milliards pourraient, par exemple, servir à restaurer des moulins dont le nombre est si important dans notre pays que nous pourrions avoir l’équivalent de plusieurs réacteurs nucléaires si nous les équipions tous de générateurs d’électricité.

JC - RRooonnnnn, pfffffffuuuuuuuuuu. RROOOONNNNN, PFFFFFFFUUUUUUUUU !

EM - Mais, vieux méchant, ça fait chier les français ces discours. Nos compatriotes sont fainéants, et donc ils veulent du rêve, il veulent des paillettes ; et ils souhaitent consommer ! Tout ce que vous dites ne les intéresse pas. Et en plus, cela n'arrange pas les affaires de mes collègues et amis les riches.

CdG - Ta gueule sale morveux ! Ta gueule je te dis !

EM - Quoi ? Qu'est ce qu'elle a ma gueule ? Oh mais j'y repense : le pauvre Johnny ! C'est trop triste. Il est mort. Snif ! C'était si beau mon hommage.

(À suivre)

samedi 30 décembre 2017

De l'intelligence atificielle et de la réalité

L'intelligence artificielle - est-ce vraiment une intelligence ? - semble être le nouvel amour de nos "zélites", financières, politiques et journalistiques.
Ainsi, ce jour, un numéro de C dans l'air vient de lui être consacré à la "téloche". Et à un moment, les "experts" invités ont causé des voitures sans conducteur et des avions sans pilote. Et l'un d'eux de dire que pour la voiture il n'y aura pas de problème pour que ce soit effectif très bientôt mais que pour l'avion cela n'allait pas être facile et donc pas pour tout de suite.

En entendant cela, la personne assise à coté de moi, haut placée dans les programmes Concorde et Airbus des années 1960 à 2000, a bien rigolé.
Et elle m'a dit que les avions sont déjà entièrement automatisés depuis plusieurs décennies. Et que dans les années 80 et 90 il y eut, à Toulouse, de nombreuses réunions d'ingénieurs durant lesquelles on débattit pour savoir s'il fallait "éliminer" le pilote, les partisans (techno-scientistes ?) avançant les chiffres bien connus montrant qu'ils étaient souvent responsables des accidents constatés.
Finalement les pilotes furent conservés, peut-être parce que la personne évoquée plus haut fit remarquer, lors d'une de ces réunions, que si ont savait bien la responsabilité des pilotes dans les accidents, on ne savait pas du tout combien d'accidents les pilotes avaient évités tout simplement parce qu'ils étaient dans le poste de pilotage.

En tout cas, "l'expert" qui s'est exprimé, devant des millions de "télécroyants", pour dire ce que je vous ai rapporté, s'est donc complètement planté : les avions volent plus ou moins en automatique depuis longtemps, sur plusieurs niveaux superposés relativement peu encombrés, le pilote toujours en place à coté du manche, agissant ou pas selon son humeur, alors que les bagnoles roulent toujours, dans un seul plan, sur des routes très encombrées, avec, actionnant le volant, des conductrices et des conducteurs très souvent fatigués ou énervés, assez souvent bourrés ou drogués avec des substances légales ou pas légales, mais arrivant tout de même à faire, dans un capharnaüm croissant de jour en jour, ce que l'IA n'arrive toujours pas à réussir : conduire.

Cela dit : Mort à la bagnole ! Qu'elle soit à essence ou électrique, car elle est tueuse et mortifère.
Vive l'écodouble !
Et vive les cotisations sociales sur les robots et sur "l'Intelligence Artificielle" !

vendredi 29 décembre 2017

ÉNERGIE & économie, ou l'économie dévoilée (Partie 1)

Avertissement

Le texte qui suit est une retranscription de deux conférences qu'il m'a été donné de faire, la première à Quimper le 16 avril 2015, la seconde sur le Marion Dufresne le 27 décembre 2015.
Ce que vous allez lire ci-dessous constitue un point de vue hétérodoxe et réaliste sur l'actuelle économie mondiale, point de vue de gens très intelligents et non intéressés financièrement que j'essaye de relayer à ma manière.
Parce qu'elle est réaliste, cette interprétation du phénomène économique n'est en rien pessimiste, les pessimistes, et les optimistes, exprimant des opinions qui sont leurs vérités, celles-ci devant beaucoup plus à la rhétorique qu'à des analyses scientifiques. Il ne s'agit donc pas pour moi de vous exposer une vérité mais bien de vous présenter ce qui est peu ou prou la réalité de notre système économique .
Le raisonnement qui conduit à la mise au jour de cette réalité économique a pour guide les Lois de la Physique, ces dernières étant toutes incontournables et immuables et n'ayant que faire des pensées ou des idées, fussent-elles nées dans les cerveaux de personnages fameux, pour ne pas dire fumeux, et fussent-elles brillantes en termes de rendements financiers immédiats - à quelques époques passées ou actuelles.
Enfin, dans l'exposé, lorsque viens le moment où est introduite la notion d'entropie, l'outil mathématique statistique ordinairement associé à cette notion est laissé de coté. Cela n'enlève rien à la rigueur de l'analyse, d'autant que - peut-être fais-je là de la rhétorique ?! - les processus énergétiques jouant dans l'économie sont si complexes qu'ils demeurent impossibles à modéliser parfaitement alors qu'une simple approche "scientifico-naturaliste" peut suffire à dévoiler la réalité dans ses grandes lignes, sans ambiguïté pour ce qui est de la détermination des conséquences environnementales et sociétales à attendre.
Une petite bibliographie à la fin de l'exposé vous permettra de découvrir quelques unes des "sources de réalisme" si vous le souhaitez.

Première partie

Généralités : Histoire et définitions

Avant d'entrer dans le vif du sujet, nous devons commencer par quelques définitions.

En premier, lieu il faut savoir que le domaine de la Physique qui étudie les échanges d’énergie et de matières entre les systèmes et leur environnement s’appelle la thermodynamique.
Ici, il nous faut admettre qu'un système est une partie arbitraire de l’espace que l’on isole par la pensée. Un système peut ainsi être un moteur, où bien un ballon de baudruche, ou bien encore un foyer de cheminée, voire, pourquoi pas, une planète et son étoile ; en fait n'importe quel espace bien délimité peut être désigné en tant que système en thermodynamique.

La deuxième chose à savoir est la définition de l'énergie.
Mais avant de vous la dire, je fais le curieux et vous demande si quelqu'un parmi vous pourrait donner une définition de l'énergie ? Bien entendu, nous parlons de l'énergie dans le sens "Physique du terme", et pas de l'énergie que les politiques vous demandent de déployer pour vous encourager à participer "vivement" au redressement de la situation économique du pays, cela pour la grande satisfaction financière d'eux-mêmes et de leurs amis ploutocrates.
Pas de volontaires !?! Que des timides ?!
Ce n'est pas grave ! En fait, peu de personnes sont capables de donner une définition de l'énergie, y compris parmi les ingénieurs ou les professeurs de Physique de l'éducation nationale - j'ai fait l'expérience de poser la question à nombre d'entre eux.
Heureusement, quand on ne sait pas, il y a le bon vieux dictionnaire Larousse. Et à ce propos, celui-ci nous dit que l'énergie "est une grandeur mesurant la capacité d'un système à modifier l'état d'autres systèmes avec lesquels il entre en interaction."
L’énergie est donc contenue dans la matière présente dans les systèmes, et en y regardant de plus près, on pourrait même dire que l’énergie est une monnaie dans les échanges entre systèmes aux moments où surviennent des phénomènes physiques ! Une monnaie qui serait le Joule, unité de mesure de l'énergie dans le Système International (anciennement, elle se comptait en calorie, une calorie valant 4,18 Joules).

Deux parenthèses ici :
- La première pour dire que les nutritionnistes, du fait d’une mauvaise habitude, parle d'une calorie alimentaire pour désigner 1000 calories d’énergie « physique », soit 1 kilocalorie, c’est-à-dire 4,18 kilojoules. Ainsi, la ration alimentaire journalière de 1800 calories nécessaire à une femme adulte représente en réalité 1800 kilocalories du physicien, soit 7524 kilojoules (1800 x 4,18 = 7524 kJ) ; ce qui équivaut à environ 7,5 mégajoules (7,5 MJ).
- La seconde pour faire remarquer que la notion d’énergie étant assez floue de prime abord, des gens, souvent mystiques, y ont vu une sorte de fluide pouvant passer d’un objet à un autre ou d’une personne à une autre, et là, il faut l'affirmer sans honte, la Science Physique ne s’intéresse pas à ces « impressions » qui, ni vérifiables ni réfutables, ne peuvent être prouvées.

Les formes principales de l’énergie

Nous le savons toutes et tous, même si cela peut rester flou dans notre esprit, mais l'énergie s'exprime sous différentes formes. Vous pouvez trouver :

- De l'énergie mécanique , ou énergie cinétique, qui génère des mouvements (ceux de votre voiture par exemple) ;

- De l'énergie électrique , qui résulte de déplacements de charges électriques (électrons ou ions) au sein de champs électriques et magnétiques (c'est l'énergie que consomme votre télé lorsque vous la regardez) ;

- De l'énergie thermique , qui est l'expression de l'agitation des particule d'un corps (Notons ici que la chaleur d’un corps est la somme des énergies cinétiques - tiens ! De l'énergie cinétique dans l'énergie thermique ! preuve s'il en est que l'énergie est bien une seule et même entité ! - la somme des énergies cinétiques disais-je, de toutes les particules qui constituent ce corps. Ainsi, un thermomètre mesure l’énergie cinétique totale des particules d’un corps. Et attention ! chaleur et température ne sont pas une même chose : si l'énergie thermique dépend, entre autres, de la température qu'il fait, la chaleur, elle, représente un transfert d'énergie thermique entre deux milieux).

On trouve aussi :

- De l'énergie lumineuse ou rayonnante , celle contenue dans les différentes radioactivités, les rayons X, les UV, la lumière visible, les infra-rouges, cette énergie se propageant sans transport de matière, sous forme d'ondes ;

- De l'énergie sonore , qui s'exprime sous la forme d'ondes se propageant seulement dans la matière ;

- De l'énergie nucléaire , qui est l'énergie à l'origine de la force de cohésion des nucléons dans les noyaux des atomes (E = mC²) ;

- De l'énergie chimique , qui, d'origine électrique et contenue dans les liaisons chimiques entre atomes, génère les forces liant les atomes entre eux pour faire des molécules ;

- De l'énergie osmotique , qui, omniprésente dans le vivant, génère des mouvements d'eau au travers de membranes séparant des solutions aqueuses de concentrations différentes (l'eau traverse une membrane, qui peut être une paroi cellulaire, de la solution la moins concentrée vers celle la plus concentrée).

Mais en matière d'énergie nous savons aussi d'autres choses !

En effet, toutes et tous, de par notre apprentissage et notre instruction, et même d’instinct, nous savons qu’il y a un sens vers lequel des systèmes vont évoluer lorsqu’ils mettent leur énergie en jeu. Pour m'amuser, je dirais qu'avec l’énergie, il faut avoir du bon sens !
Ainsi, on sait que si on lâche une pierre que l'on tient dans la main, elle tombe ; et elle ne s'élève surement pas vers le ciel, ni ne reste en sustentation.
On sait aussi que lorsque le moteur d'une voiture fonctionne, le niveau de carburant baisse dans le réservoir jusqu'à se vider complètement, qu'en aucun cas il ne se rempli sans un passage à la pompe à essence, et que son pot d'échappement dégage des gaz qui se perdent dans l'atmosphère.
De même, on sait qu'un ballon de baudruche qui vient d'être gonflé se vide lorsque son extrémité est lâchée ; et, dernier exemple, on a bien compris depuis longtemps qu'une bombe qui tombe sur une maison en brique fait un tas de briques, alors qu'une bombe explosant sur un tas de brique ne fait pas une maison en brique. Dans ces quatre exemples ce sont les Lois de la thermodynamique qui s'expriment.

Ces Lois de la Thermodynamique, au nombre de trois, quelles sont-elles ?

La première, appelée "Premier principe", dit que lors d’une transformation dans un système, il y a conservation de l’énergie mise en jeu. Ce qui veut dire que jamais de l'énergie apparaît ex nihilo au cours d'une transformation ; il n'y a que des changements de forme de l'énergie mais il y a autant de joules, dans le volume où elle se passe, avant la transformation qu'après.

La deuxième loi, nommée "Deuxième principe", ou aussi "Entropie", mesure l’ordre dans les systèmes.
L'entropie d'un système, à un moment donné, est l'état statistique de ce dernier. Et c'est grâce à une fonction mathématique que l'on étudie l'évolution statistique de ce système. Mais il n'est pas nécessaire de faire des statistiques et des maths pour pouvoir parler d'entropie. Et heureusement car je suis très très très nul en maths.
Ce que l'on peut dire pour l'entropie, et cela valant définition, c'est que la chaleur va toujours du corps le plus chaud vers le corps le plus froid. Autrement dit, de la chaleur concentré à un endroit se dissipe toujours autour de cet endroit, sans que l'on puisse l'en empêcher. Même avec des isolants thermiques, ceux-là ne servant qu'à ralentir l'inéluctable dissipation.
Un système évolue donc toujours vers un état de plus grand désordre ; de l'énergie bien rangée se disperse inexorablement. On va de l'ordre vers le désordre ; toute évolution est de fait irréversible !
En fait, le désordre croît, en toutes circonstance, et cela partout dans l'Univers. Ce qui revient à dire, en parlant le langage mathématique, que l’entropie globale est toujours positive (elle est croissante) même si localement elle peut être négative (c'est-à-dire décroissante). Un tel cas est celui d'un gaz qui se condense pour devenir liquide dans le volume d'une bouteille. Dans cette dernière l'ordre a bien augmenté, puisque les molécules de gaz se sont agglutinées les unes contre les autres pour constituer le liquide, mais ce faisant de la chaleur a aussi été cédée au milieu extérieur et cette chaleur s'est dissipée dans tout l'espace, dans le verre de la bouteille d'abord et ensuite dans l'espace tout autour de la bouteille.

Ce qu'il faut retenir, c'est que, toujours, des parts de l’énergie concentrée intervenant dans une transformation changent de forme, de façon irréversible, pour devenir, au final, de l’énergie diffuse.
Ainsi, dans le cas d'une voiture, l'essence (énergie chimique concentrée) devient dans un premier temps travail (énergie mécanique) et énergie diffuse dissipée dans l'atmosphère (chaleur évacuée par le radiateur, le corps du moteur et les gaz d'échappement), mais au final, l'énergie mécanique finit entièrement transformée en chaleur, dissipée elle aussi, une fois la voiture arrêtée suite au freinage (les freins chauffent puis se refroidissent en dissipant les joules dans l'air).

Enfin la dernière Loi, dite "Troisième principe", rend compte que les systèmes complexes - notre économie est un système complexe - tendent à maximiser la dissipation de leur énergie. En effet, dès lors que vous faites une chose avec une machine, vous consommez moins d'énergie que si vous faites cette même chose en deux étapes avec deux machines en ligne. Et s'il vous vient l'idée, saugrenue, de faire cette chose avec trois machines en ligne, en trois étapes successives, vous consommerez encore plus d'énergie ... et ainsi de suite.
La voiture électrique en est l'exemple parfait, car à masse et kilométrage identiques, elle consomme bien plus de joules qu'une voiture diesel ; tout simplement parce qu'au lieu de bruler du gazole directement (rendement de 35 %), il faut générer et transporter de l'électricité (35% et 85% de rendement respectivement), charger une batterie qui se décharge ensuite (rendement de 80%) dans un moteur, à bon rendement certes, puisque c'est environ 95%, mais restant comme il se doit inférieur à 100%, le rendement total se calculant en multipliant les rendements successifs, soit (0,35 X 0,85 X 0,80 X 0,95 ce qui donne 22%). Notons que, dans ce calcul, ne sont pas pris en compte les pertes au niveau de la transmission, ni les frottements de l'air sur la carrosserie et ceux des pneumatiques sur la route.

Mais je vois que je vous assomme.
Cela dit, convenez qu'il est difficile de faire autrement : à société complexe, explications complexes, n'est-ce pas ?
Aller, tenez bon ; le temps des définitions se termine !

En fait, il me reste juste à vous rappeler que l’énergie grise est la quantité d’énergie nécessaire au cycle de vie d’un produit.
Elle correspond à l'énergie consommée pour la production du produit, de l’extraction de ses constituants jusqu’à sa fin de vie, soit l'énergie nécessaire à l'extraction, le traitement, la transformation des matières premières, et celle utilisée pour la conception, la mise au point, la fabrication, le transport, la mise en œuvre, l'utilisation, l'entretien, la mise au rebut et/ou le recyclage du produit.
En fait, tous les objets élaborés et fabriqués par une économie « contiennent » de l’énergie grise.

Enfin, tout en vous précisant ce qu'est une économie du point de vue des sciences humaines, à savoir un ensemble d'activités relatives à la production, la distribution et la consommation de biens et de services, je me dois de vous faire remarquer qu'une économie s'avère être aussi des échanges de matières et d'énergie du point de vue des Sciences Physiques, cela justifiant pleinement que nous puissions étudier le processus économique par le biais de la thermodynamique, tout simplement parce que, nous l'avons vu dès le début, la thermodynamique est la science qui étudie des échanges de matières et d'énergie dans les systèmes.

Voilà ! Le plus dur est fait ! Et soyez contents et fiers de vous car, si vous retenez ces quelques définitions, vous en saurez alors bien plus sur l'énergie que tous nos financiers et autres politiques qui nous gouvernent.

Maintenant, un peu d'histoire !

Que s'est-il passé avant nos économies ?

Et bien, l'essentiel c'est d'abord déroulé dans l'espace !

1 - Après le Big-Bang, les premières étoiles, super massives, très chaudes, ont fabriqué des atomes complexes (Carbone, Azote, Oxygène, Fer, Or ...) avec l’Hydrogène et l’Hélium qui les composaient, puis elles ont explosé, dispersant ainsi ces atomes dans d’immenses nuages de matière;
2 - De ces nuages, d’autres étoiles sont nées et ont explosé elles aussi.
3 - À partir du nuage de matière issu d’une de ces dernières explosions, le système solaire s’est formé sous l’action de la gravité.

Ensuite, il y a 4,57 milliards d'années, sur la Terre nouvellement apparue, les atomes et molécules simples ont alors subi de très longs et successifs processus géologiques, dont l'ultime fut l’apparition du vivant, qui a fabriqué, et fabrique encore, des molécules complexes grâce à l’énergie lumineuse de notre Soleil convertie en énergie chimique par la photosynthèse.

Notons que, sans nul doute, ces processus successifs sont actifs en d’autres lieux de l’Univers, la découverte maintenant quotidienne d’exoplanètes, toutes différentes, nous le prouvera bientôt.

Quant au processus très lent de fabrication de molécules complexes par le vivant, c'est de l'organisation de basse entropie, appelée NÉGUENTROPIE.
Ce terme a été défini par le physicien Schrödinger, quand, en 1944, ce dernier écrivit dans son livre What is life ? : « La vie se nourrit d’entropie négative ».
En fait, cette néguentropie est l’entropie du vivant, qui, seulement en apparence, semble négative.
En effet, la vie, bien qu’elle organise la matière le temps qu’elle dure, a bien un rendement inférieur à 1, par exemple par le fait qu’une personne adulte au repos dissipe 50 à 70 Watts thermiques résultant de son métabolisme !
L’entropie finale de la vie reste donc positive ! Elle dissipe de la chaleur ! Ouf ! pourrait-on dire, la Vie respecte aussi les Lois de la Thermodynamique !!

Mais depuis que les Humains peuplent la Terre, que s'est-il passé en terme d'énergie ?

Tout ce que l'on peut constater c'est que depuis l'apparition du genre Homo, ce dernier a évolué en relation constante et de plus en plus étroite avec une certaine forme d'énergie : celle qui est "utilisable" parce que concentrée, l'énergie diffuse, non utilisable, ne servant à rien à ses yeux !

Ainsi, l'histoire de l'énergie dans les temps humains se résume en cinq étapes, dont il est intéressant de constater que chacune est plus courte que sa précédente :
1 - La capture et domestication du feu ;
2 - La maîtrise du feu, c'est-à-dire la capacité de le faire naître à volonté ;
3 - Le début de l’utilisation de l’énergie animale ;
4 - L’invention de la machine mécanique ;
5 - L’invention de la machine thermodynamique, le moteur thermique, qui a permis la révolution industrielle.

Cependant, certains esprits plus synthétiques considèrent que seuls deux moments sont importants dans l'Histoire de l'Humanité :
1 - La capture et la domestication du feu ;
2 - L’invention de la machine thermodynamique ;

ce qui reviendrait à dire que les générations humaines qui se sont succédées aurait vécues au cours de seulement trois périodes :

- la première durant environ 2,2 millions d'années ;
- la seconde s’étalant sur 600000 ans ;
- l'actuelle, ayant commencée vers 1820 ;

et pour se bien figurer ces durées qui se suivent, il suffit de faire une analogie avec des distances, et ainsi imaginer un sentier improbable et sinueux de 2200 kilomètres qui se poursuit par une piste de 600 kilomètres, cette dernière se voyant prolongée par une autoroute qui, pour l'instant, ne fait que 2 mètres de longueur.



En tout cas, nous vivons toujours dans la période de la machine thermodynamique, la maîtrise du feu ayant, quant à elle, initiée le début des premières économies structurées, les industries complexes qui en dépendent, comme la teinture, puis la poterie et la métallurgie, apparaissant peu après.

Aujourd’hui, nous ne faisons que perfectionner nos machines ; ou plutôt nous les complexifions … avec une conséquence fâcheuse et ennuyeuse, celle d’amplifier les effets dus au Troisième principe de la thermodynamique : Nous dissipons de plus en plus d'énergie par personne et par intervalle de temps ! C'est-à-dire que notre puissance dissipative augmente de façon exponentielle.

Retenons :
- Qu'un travail, ou un courant électrique, bref ! une « énergie de qualité », constituent des transferts ordonnés d’énergie ;
- Que la chaleur, « énergie de basse qualité », est un transfert désordonné d’énergie ;
- Que l'énergie disponible sur Terre provient toujours du Soleil ou bien de ses ancêtres ;
- Que les longs processus stellaires et géologiques, dont celui du vivant, sont les seuls à organiser la matière et à produire, entre autres, de l'énergie concentrée nécessaire pour notre économie.

Surtout, ne perdons pas de vue que tous les processus se déroulant dans l’Univers, et donc sur Terre, sont irréversibles.

jeudi 16 novembre 2017

Définition du néologisme fhœmmes

fhœmmes : n. n. pl. œ Ensemble des humains ou ensemble d'humains pris sans considération de sexe ou d'âge. - Les fhœmmes du village sont heureux. - Les activités économiques des fhœmmes menacent la biosphère.

Encyclopédie : Le mot fhœmmes (prononcez "feumme"), est formé par un mélange des deux premières lettres des mots homme et femme auquel s'ajoutent les trois dernières lettres qu'ils ont en commun, le "s" marquant le fait qu'il y a forcément deux personnes au moins, de sexe différent, pour pouvoir utiliser ce mot.
L'usage du mot fhœmmes, exception dans la langue française en ce sens qu'il s'agit d'un nom neutre pluriel, permet de ne plus utiliser le mot homme, qui désigne en premier lieu un humain mâle, pour désigner une population d'humains ou l'ensemble de l'Humanité.
Certes, dans le passé, les puristes, ou les conscients et respectueux de l'ordre naturel du Monde, ou bien encore les justes hommes, les lecteurs feront leur choix, en tout cas ceux-là mais aussi les femmes bien sûr, sachant la réelle complète et totale égalité entre les femmes et les hommes, mettaient un "h" majuscule au mot homme quand il s'agissait pour eux de nommer l'Humanité. Cependant, l'ambiguïté demeurait sur le plan phonétique et, bien entendu, les femmes pouvaient à juste titre se vexer d'apparaître effacées de l'existence par un simple son. Mais le plus grave, et cela pour quantité de livres et d'articles, était d'écrire, et donc de lire, homme sans majuscule pour désigner l'Humanité toute entière. Bon nombre d'auteurs en effet, les ignorants, ou les imbéciles, ou les crétins, ou les machos, ou les prétentieux - la liste est longue, les lectrices et les lecteurs y reconnaîtront qui ils voudront, ne prenaient même pas la peine, pour ce cas, de mettre le "h" majuscule. Dès lors, la gent féminine, mais aussi ceux parmi les hommes qui se trouvent dotés d'un cerveau normal et d'une éducation correcte donnée par leur maman, avaient tous les droits d'être révoltés et indignés.
Et comment ne pas s'indigner et se révolter lorsque l'on découvre, il y a seulement quelques mois, qu'une affiche de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen accrochée dans un couloir de l'école de son village ne montre qu'un "h" minuscule là où plus que partout il en faut un majuscule. Mais que font les inspecteurs de l'Éducation nationale ? sinon imposer des programmes qui seraient seulement loufoques s'ils n'étaient pas avant tout criminels pour l'Esprit, la Conscience et le développement des enfants !
Au point où en est l'Humanité, quasi perdue, sur sa Planète à jamais isolée dans l'onde infinie de l'Univers, il est temps de faire en sorte que les femmes retrouvent, dans l'Humanité, la place qu'elles avaient avant le Néolithique mais qu'elles ont perdu depuis : la moitié de la place des hommes !
Et ce n'est pas par de simples conventions d'écritures qu'elles retrouveront cette place : L'écriture inclusive s'avère en effet un ridicule accessoire - du reste fort compliqué, parfaitement illisible et dénué de sens audible. En fait, les écrits se doivent d'être féministes par le sens de l'agencement des mots et non pas par des artifices hideux pour la langue.
Ainsi, seul un nouveau mot peut marquer l'entrée dans l'Âge Nouveau où les femmes, symboles de la perpétuation de la vie, regagnent le rang qui est le leur : ce mot, c'est "fhœmmes".
Par ailleurs, l'adoption de ce mot est à même d'aider à poser les conditions sociétales qui permettront la mise en place d'une économie écologique de coopération en lieu et place de l'économie de la compétition et de la guerre de tous contre toutes et tous qui est actuellement la nôtre.
L'Humanité est une de deux.
De deux, l'Humanité est une.
Enfin, afin d'en finir avec les velléités d'écriture inclusive de la part de femmes féministes qui oublient facilement que les hommes ne sont pas toujours des salauds et des goujats, une nouvelle règle simple pourrait être adoptée : Lors d'une énumération de noms, il serait bon que fussent cités en premiers, s'il y en a, les noms féminins, les masculins éventuels venant ensuite, l'accord des adjectifs se faisant donc, comme auparavant, au masculin.
Un peu dans le sens de cette proposition, nous pourrions aussi revenir au fait d'accorder systèmatiquement les adjectifs avec le genre du nom venant en derniers dans une énumération.
Cela dit, il existe d'ores et déja moultes libertés dans notre belle langue de Molière, par exemple avec les virgules ou avec la possibilité d'ordonner les mots de diffèrentes manières dans les phrases afin de précisions, pour faire de l'inclusif sans avoir l'air d'en faire.
De nouvelles règles compliquées, comme celles envisagées par certaines instances ministérielles, s'avèrent donc inutiles.

Que la Force soit avec les fhœmmes.

samedi 21 octobre 2017

La Pierre Sèche

En France, comme partout dans le Monde, la Pierre Sèche a largement participé à l’aménagement du territoire dès que de la pierre pouvait être fournie en abondance par le contexte géologique local. Ainsi, là où il y a de la pierre, des murs clôturèrent des parcelles pour contenir les troupeaux, des abris de bergers furent construits, des routes purent être accrochées aux montagnes tandis que leur pentes devenaient des « champs en escaliers », des berges de cours d’eau ont été stabilisées, des quais de ports construits et des biefs ainsi que des chaussées de moulins établis ; des digues s’élevèrent aussi alors que de petits ponts franchirent des torrents et des ruisseaux et que des sols se retrouvèrent stabilisés par des calades. Et lorsque vint le temps du chemin de fer, il y a 150 ans, nombre de remblais et de déblais se virent protégés par des perrés ou des murs sans mortier.
Hélas, en France et en Europe, dès le début de l’exode rural et l’avènement du béton, tous ces aménagements furent laissés sans entretien et parfois même détruits, leurs matériaux ayant alors été utilisés en remblai, et le savoir-faire se perdit presque complètement.
Ailleurs dans le Monde, dans certaines régions montagneuses reculées, des paysans restèrent dépendants de ces techniques pour assurer leur survie. Leurs descendants, gardiens d'un savoir-faire empirique transmis de génération en génération, entretiennent aujourd'hui encore des murs de soutènement qui, construits parfois depuis plusieurs siècles, portent des chemins et des routes mais aussi des terrasses superposées sur lesquelles poussent des cultures très variées et souvent vivrières.

Heureusement, de nombreuses association œuvrent désormais à la redécouverte et la conservation des techniques de constructions en pierres sèches.
Et pour que la Pierre Sèche revive pleinement, certaines ont voulu aller au-delà d’une simple démarche de conservation du savoir-faire et du patrimoine vernaculaire et paysager.
Ainsi, les Artisans Bâtisseurs en Pierre Sèche (ABPS), les Muraillers de Provence et la Confrérie des Bâtisseurs en Pierre Sèche, en collaboration avec L’École Nationale des Travaux Publics de l’État à Lyon (ENTPE), se sont lancés dans une étude scientifique de la techniques de la Pierre Sèche, cela avec le soutien de la Direction du Commerce, de l’Artisanat, des Services et des Professions Libérales (DCASPL), de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) et, enfin, de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Vaucluse (CMA84). Cela a débouché sur une définition des Règles de l’Art, publiées en 2008 dans le « Guide de bonnes pratiques de construction de murs de soutènement en pierre sèche » (Cf. bibliographie sommaire en bas de page).
Ensuite, ces organismes et associations ont proposé des formations, dont certaines sont qualifiantes. Aujourd’hui, aux termes de ces dernières, des Certificats de Qualifications Professionnelles d’Ouvriers et de Compagnons sont délivrés donnant une habilitation à répondre à des marchés publics pour les artisans qui en sont détenteurs.
Plus récemment, l’École centrale de Lyon a produit une étude qui permet de comparer les prix et les impacts écologiques et énergétiques du béton armé, du gabion et de la pierre sèche quand il s’agit de construire un mur de soutènement.
Tous les efforts de recherche, de coordinations, d’information et de formation, produits par toutes les parties citées plus haut, semblent aujourd’hui porter leurs fruits dans notre pays par le fait que de plus en plus de collectivités et de particuliers font appel aux artisans muraillers (ou murailleurs), pour restaurer ou pour réaliser des ouvrages neufs, ces derniers pouvant parfois présenter des aspects très modernes et contemporains (Cf. par exemple, le site Internet des ABPS : www.pierreseche.fr , onglet « Le marché », rubrique « Chantiers »).

Techniquement parlant

Un mur en pierre sèche est un véritable mur-poids mais l’absence de liant (mortier) entre ses éléments constitutifs oblige, pour calculer sa stabilité, de tenir compte, en plus des règles de stabilité externes, de règles de stabilité interne.
Pour ce qui est de la poussée de l’eau, le mur en pierre sèche est auto drainant, d’autant plus si sur son arrière est mis en place un remplissage de cailloux et graviers qui jouera, en outre, le rôle de filtre, en limitant ainsi l’arrivée de particules limoneuses et argileuses dans le mur.
Des études réalisées au XIXème siècle et d’autres menées depuis 2002, notamment sur des murs sacrificiels spécialement construits, en schiste ou en granite, et sur lesquels on a mesuré jusqu’à la rupture le comportement sous des poussées contrôlées induites par des vérins, montrent que la partie haute bascule vers le vide en un seul bloc, la partie basale restant en place sous un plan de rupture, interne à la maçonnerie, incliné vers le pied du mur.
Autrement dit, sous l’action d’un sol, qui pousse à l'arrière d'un mur en pierre sèche sous-dimensionné, ce mur se comporte en partie haute comme un bloc monolithique en renversement, l'arrangement soigné des pierres faisant oublier l'absence de mortier. Ceci fait apparaître un plan de rupture à la base du mur qui, incliné vers le pied de ce dernier, peut favoriser, dans certaines conditions, un glissement de cette partie haute monolithique avant son complet basculement.

Il résulte de ces observations, un ensemble de règles constructives destinées à :
- Augmenter la densité du mur en minimisant le pourcentage de vide grâce à un bon remplissage entre le parement extérieur et le parement intérieur (25 % de vide est un objectif à viser) ;
- Augmenter la cohésion interne du mur, notamment en croisant systématiquement les joints d’un lit à l’autre et en liant entre eux les parements intérieur et extérieur ;
- Augmenter la stabilité propre du mur grâce à un parement extérieur présentant un fruit ;
- Contrer la tendance au glissement pierre-sur-pierre, notamment à la base (là où s’établit le plan de rupture lors du basculement, celui-ci devenant un plan de glissement dans certaines conditions), en inclinant vers l’arrière du mur les lits de maçonnerie. Dans un « Guide de bonnes pratiques », ces règles constructives sont récapitulées en dessin et largement expliquées.

Pour finir, l’expérience montre que le dimensionnement d’un mur en pierre sèche nécessite la prise en compte de cinq paramètres :
- Son rôle (soutient d’une route, ou d’un bâtiment, ou d’une culture …) ;
- Sa hauteur ;
- Le type de pierre utilisé pour sa construction (il y a des variations notables de densité entre les roches et il est facile de comprendre que des pierres de schiste ou de micaschistes, au toucher lisse voire soyeux, ne frottent pas les unes sur les autres comme le font des pierres de granite dont le toucher rugueux ; et le gneiss, le calcaire, le silex, le basalte, etc, ont aussi leur propre valeur de frottement) ;
- Le terrain en arrière du mur ;
- La quantité de terre venant en surcharge au-dessus du mur.

En fonction de tous cela, afin de permettre aux artisans muraillers (ou murailleur) de dimensionner facilement les murs les plus courants, des abaques ont été établis par le SETRA (devenu DTecITM, Direction Technique Infrastructures de Transport et Matériaux) et l’ENTPE et sont présentées dans le « Guide de bonnes pratiques ». Ces abaques permettent, pour une hauteur de mur à construire, de trouver son épaisseur à sa base en fonction de l’angle de frottement interne du remblai à soutenir et cela :
- Pour trois fruits de maçonnerie différents (0, 10 ou 20%) ;
- Pour différentes configurations géométriques à l’arrière du soutènement (présence ou pas de surcharge au-dessus de la tête de mur) ;
- Pour deux types de pierre (calcaire et schiste) servant à la maçonnerie (le granite ayant un angle de frottement pierre sur pierre meilleur que la plupart des roches, dimensionner un mur en granite sur les abaques du calcaire va dans le sens de la sécurité).
Il est à noter ici que pour le calcul des abaques du calcaire, l’angle de frottement pierre sur pierre retenu est de 37°, avec un poids propre de la maçonnerie moyennée à 16 kN /m3. Pour le schiste (ou micaschistes), les valeurs sont, respectivement, 28° et 18 kN/m3.

Aujourd’hui, la recherche sur la technique de construction en Pierre Sèche continue. Ainsi, le 30 mai 2017, sur le site d’expérimentation de l’École de la Pierre Sèche des ABPS , un mur en pierres de calcaire, long de 5 m, haut de 1,8 m et épais de 50 cm, soutenant sur toute sa hauteur du gravier roulé, a été soumis à une contrainte contrôlée induite grâce à un vérin qui appuyait verticalement sur le gravier. Une caméra spéciale a enregistré très précisément la déformation du mur en fonction de la charge, ce qui a permis une modélisation précise du comportement du mur en fonction de la contrainte qui lui était appliquée.

En tout cas, une nouvelle édition enrichie du « Guide de bonnes pratiques de construction de murs de soutènement en pierre sèche» paraitra d’ici la fin 2017. Elle offrira notamment plus de lisibilité au niveau des abaques pour les artisans et ces derniers auront plus de facilités à dimensionner les murs de faible hauteur qui sont ceux qu’ils construisent le plus souvent.

Financièrement parlant

L’étude permettant de comparer les prix de murs « équivalents », un premier en béton armé, un deuxième en gabions et un troisième en pierre sèche, étude menée par l’École centrale de Lyon, montre que la pierre sèche est compétitive. Il ressort même que dans un contexte, souvent réel, où de la pierre est disponible sur le lieu de la construction, elle peut même être très compétitive. Cette compétitivité financière de la Pierre Sèche va de pair, toujours d’après cette étude, avec un très bon bilan carbone, des coûts d’entretien faibles et une durabilité meilleure que pour les deux techniques concurrentes.

www.professionnels-pierre-seche.com/userfiles/files/Etude_Soutenement_2014_Rapport_Complet.pdf

Avantages de la Pierre Sèche

La Pierre Sèche offre nombre d’avantages que l’on peut mettre en avant pour la promouvoir. Ses avantages sont :
- L’esthétique indéniable des constructions qui la mettent en œuvre, ce qui offre des cadres de vie agréables et recherchés ;
- L’attrait touristique des paysages qu’elle engendre ;
- La simplicité des installations de chantier ;
- La réduction considérable, pour un chantier, de la circulation des camions ;
- La simplicité de mise en œuvre, nécessitant un outillage simple et manuel, des mini-pelles pouvant néanmoins exécuter les terrassements et aider à la pose des blocs cyclopéens à la base des murs ;
- Qu’elle constitue de parfaits biotopes pour la flore et la faune ;
- Une très efficace capacité à gérer les eaux de pluie en zone montagneuses, les murs de soutènement ralentissant considérablement le ruissellement, tout en réduisant les risques de glissement de terrain, en minimisant l’érosion des sols arables et en emmagasinant beaucoup d’eau, retardant ainsi la survenue des sècheresses, ce qui, au final, diminue la puissance des crues dans les plaines ;
- Sa capacité à constituer des dispositifs efficaces de captage des eaux superficielles ;
- Sa très grande résistance ;
- Son coût d’entretien très faible ;
- Sa durabilité ;
- Sa souplesse mécanique (cas de vibrations, séismes ou fondations sur sols peu compacts) ;
- Son coût de mise en œuvre potentiellement très réduit lorsque la pierre de construction est disponible sur place ;
- Son intérêt économique, car elle génère de l’emploi par le simple fait que 85 à 90 % de son prix représente de la main d’œuvre, souvent locale et non délocalisable ;
- La possibilité qu’elle offre, grâce au maintien du savoir-faire qu’elle implique, d’espérer voir la restauration progressive du patrimoine vernaculaire laissé à l’abandon depuis la fin de l’exode rural, patrimoine dont une bonne partie pourrait redevenir très utile dans la cadre de la transition énergétique ;
- Son faible bilan carbone en tant que matériau ;
- Son faible bilan énergétique pour sa mise en œuvre ;
- L’autonomie relative qu’elle redonne aux territoires isolés où elle est employée, qui ne dépendent plus dès lors d’une grande partie des matériaux devenus classiques dans l’économie (ciment, granulats, aciers, …), ceux-ci étant difficilement recyclables ;
- Sa capacité à être récupérée, après ruine ou déconstruction, pour ensuite pouvoir être réutilisée ;
- Le plaisir qu’il y a à la mettre en œuvre (ce n’est pas polluant, ni bruyant ; c’est peu salissant, et le résultat du travail fait par les ouvriers et ouvrières est gratifiant car tout de suite visible pour celles et ceux qui l’on réalisé, cela donnant de grandes satisfactions) ;
- Sa capacité à être facilement recyclée en remblai.

Voies à explorer

La pierre sèche ayant déjà été utilisée pour tellement de choses et de façons si différentes, il est bien possible que l’on puisse trouver d’autres usages pour cette technique, voire d’autres façons de la mettre en œuvre.
Ainsi, les parements de pierre sèche pouvant être très « poreux », par un « serrage lâche » des pierres ou une surface de parement volontairement très irrégulière, il est peut-être possible qu’ils puissent devenir d’efficaces murs anti-bruit dans certaines configurations de terrain et où de la pierre est disponible en abondance. L’idée serait à creuser et une étude pourrait être envisageable.
D’autre part, la capacité de la pierre sèche à accueillir la biodiversité est peut-être amplifiable, par l’aménagement de vides particuliers, étudiés spécialement par des écologues, pour des espèces à favoriser ; par exemple certaines chauves-souris, des mustélidés et d'autres mammifères, des oiseaux, des amphibiens et des reptiles.
Enfin, pour des chantiers très spéciaux, on peut imaginer de renforcer des portions de murs soumises à fortes contrainte par des nappes horizontales de géo-textiles. Et pour la même raison, là où la pierre offre un frottement pierre sur pierre faible, et que le fruit du mur ne peut être assez important, on peut imaginer de pouvoir augmenter artificiellement ce frottement, à la main ou à la machine, par rainurassions les lits de pose et d’attente.
Il est certain qu’avec de l’imagination, nombre d’usages semblent encore pouvoir être trouver.
Cependant, il faut tout de même veiller à conserver l’esprit « pierre-sèche », très écologique et minimaliste, pour ne pas transformer une belle technique en un « produit industriel » calibré et normalisé, qui viendrait à intégrer de plus en plus d’énergie grise au fur-et-à-mesure d’un développement technico-commercial, jusqu’à en devenir aussi nuisible, énergétiquement parlant, que les techniques actuelles qu’elle est à même de pouvoir concurrencer ou remplacer telle quelle.
La Pierre sèche et ses artisans se suffisent à eux-mêmes. L’ingénieur leur a déjà apporté quelque chose et il reste le seul capable de leur apporter encore, pour le dimensionnement, le suivi de chantier ou pour trouver des solutions à des problèmes ponctuels et particuliers sur des ouvrages sortant de l’ordinaire.

Conclusion

La Pierre Sèche, intégrée dans le vaste domaine de la technodiversité, est, dans tous les cas, une des activités clefs qui pourrait participer au sauvetage de l'Humanité et de sa biosphère associée. Du moins si nous nous décidions enfin à vouloir nous sauver de notre instinct mortifère. Dit autrement, la Pierre Sèche reste indispensable dans l'écodouble.

Bibliographie sommaire

- CAPEB, ABPS, Muraillers de Provence, CBPS, CMA84, ENTPE, Guide de bonnes pratiques de construction de murs de soutènement en pierres sèche, ISBN 2-86834-124-1, 2008.
- M. Descazeaud, T ; Faraggi, J. Soulage, tutorat d’Éric Vincens, Murs de soutènement - Comparaison environnementale et financière de différentes technologies, Rapport École centrale Lyon option Génie Civil et environnement, 2014.
- L.Cagin, L. Nicolas, Construire en pierre sèche, EYROLLES, 2011.
- C. Lassure, La pierre sèche, mode d’emploi, EYROLLES, 2014.
- P. Coste, R. Sette, C. Cornu, Pierre sèche, Le bec en l’air Édition, ISBN 2-91607-329-9, 2007.
- Boris Villemus ingénieur ENTPE, Étude des murs de soutènement en maçonnerie de pierres sèches, Thèse INSA Lyon n° ISAL 0015, 2004.
- Anne-Sophie Colas ingénieur ENTPE, Mécanique des murs de soutènement en pierre sèche : Modélisation par le calcul à la rupture et expérimentation échelle 1, Thèse Université de Lyon CNRS-ENTPE n° 2009-10, 2009.

vendredi 22 septembre 2017

Distingo entre agriculteur et paysans

Les Paysans et les Paysannes nous nourrissent, les agricultrices et les agriculteurs nous tuent.

L'agriculteurs est un industriel ; le paysans un artisan.
Le premier est un crétin, le second est plein de bon sens.

Les agriculteurs et agricultrices obéissent à des multinationales. A contrario, Paysannes et Paysans composent avec la Nature.

Les agriculteurs et agricultrices combattent la Nature.
Les Paysannes et Paysans s'allient avec la Nature.
Les uns meurent souvent jeunes et malheureux. Les autres vivent généralement longtemps et heureux.

Les Paysans et Paysannes œuvrent à la chose sacré qui est de nourrir l'Humanité, et ce coté sacré de la paysannerie il faudrait qu'il soit reconnu et loué par toutes et tous.
Les agriculteurs sont les esclaves des marchés et ces esclaves ne veulent pas recouvrer leur liberté ; par exemple, en décidant tous ensemble de ne plus utiliser de pesticides ou en faisant, unis, une bonne grève qui consisterait à ne rien semer pendant une année.
Mais non, au lieu de cela, pour exprimer leur désarrois et leur mécontentement, ils saccagent les voies publiques en y brulant leurs déchets toxiques et encombrants, dont pneus et amiante (1), et ils continuent d'acheter aux multinationales qui les asservissent, avec des subventions qui sont nos impôts, semences hybrides (voire OGM) et poisons chimiques.
Dès lors, tant pis pour eux ! Leur sort, alors que cela fait des décennies que tant d'éminentes personnes expliquent qui faut sortir de ce système agro-industriel, ils le méritent. Ils étaient prévenus.

Et remarquons par cet exemple qu'il n'y a plus une seule multinationale qui ne soit pas accaparatrice d'argent public et que le néolibéralisme se résume en Europe et ailleurs à cette maxime :
Argent public pour intérêts privés : Oui !
Argent public pour intérêts publics : Non !
Malgré cela, nous ne réagissons pas ! C'est quand même drôle cette capacité que nous avons à aimer nous faire baiser ! Non ?
Alors tant pis pour nous aussi. Notre sort, on le mérite tout pareillement ! La solidarité et la défense de l'intérêt public, face à une saloperie comme le néolibéralisme, c'est une lutte de tous les instants pour tous et toutes.
On a bien laissé faire et, soyez en surs, ils vont maintenant tout nous prendre, même nos yeux, si bien qu'on ne pourra même plus pleurer.
Alors allez donc consommer ! Cuicuitez et fessebouquez ! Tant que vous le pouvez encore, bande de nazes !

(1) Malgré cela, un casseur, ou un radical, reste un zadiste qui brise un abris bus plein de publicités, tague une station service TATOL ou casse les vitrines de franchises emblématiques du néolibéralisme. Merci aux médias collabos !

lundi 18 septembre 2017

Définitition des néologismes naturier et naturière

naturier, naturière : n. m. et n. f. Personne qui par ses connaissances en biologie, géographie, géologie et écologie, s'avère apte à imaginer, planifier, réaliser et superviser, des travaux de restauration de biotopes ou de la Nature en général. Le métier s'exerce au niveau de technicien(ne), technicien(ne) supérieur et ingénieur.

Encyclopédie : Le métier des naturiers et des naturières fait partie de ceux à créer et promouvoir très rapidement si l'on veut espérer un avenir à l'Humanité.
Du fait des maintenant innombrables atteintes faites à la biosphère, il est en effet urgentissime de s'atteler à restructurer les territoires sur la base d'analyses de leurs contextes topographiques, historiques, archéologiques, géologiques, hydrographiques, hydrogéologiques, écologiques, biologiques, climatiques et géochimiques (avec ou sans pollutions des eaux et des sols), tout en prenant en compte les besoins de l'écodouble. Là interviennent les naturières et les naturiers, leur but étant, pour tous les territoires ou ils sont appelés à intervenir afin de diriger et coordonner des chantiers de restauration d'espace naturels, que les activités des Humains se fassent finalement en une sorte d'osmose avec l'environnement qu'ils auront réaménagé ou restauré, en rétablissant notamment au mieux les cycles naturels de l'eau, des sédiments, de l'azote et du CO2.
Le travail des naturières et les naturiers permet donc à un territoire de subvenir aux besoins essentiels des populations humaines qui y vivent, cela après une période plus ou moins longue de reconquête de la biodiversité (reconquête jamais complète à court et moyens termes), la durée de cette période dépendant de l'état de dégradation écologique du territoire avant intervention. Chose remarquable, leur travail permet aussi d'augmenter la résilience des territoires face aux bouleversements environnementaux à venir, ces derniers étant les conséquences des dégâts que l'économie néolibérale a généré partout sur la planète du fait de ses pollutions, de ses déforestations et de ses surconsommations de métaux et d'énergie fossile.
Les techniques de la pierre sèche, de choix et de replantation d'arbres locaux, d'aménagement et de restauration de mares et de zones humides, de gestions de déchets et de terres excavées, de mécanique des sols, d'incorporation de nichoirs dans des bâtiments ou des ouvrages (Cf. Biofonctionnel), et plus généralement toutes les techniques du Génie Écologique, sont maitrisées par les gens de ce métier.
Les naturiers et naturières ne sont en rien comparables aux paysagistes et sont même leur exact opposé, puisque ces derniers, depuis une cinquantaine d'années, s'appliquent à détruire méthodiquement les biotopes, en bons soldats qu'ils sont du néolibéralisme. D'ailleurs, les paysagistes ont été si zélés dans leur travail de destruction qu'ils ne seront jamais autorisé(e)s à se recycler en naturier ou naturière.

samedi 9 septembre 2017

La réalité du progrès

L’Humanité aurait fait un réel progrès si elle avait su abandonner, une bonne fois pour toutes, définitivement, le système croissanciste et spéculatif mis en place depuis le Néolithique, celui-ci consistant à faire exploiter notre Nature, considérée à tort comme infinie, par de « basses castes » assujetties à des « zélites » toujours d’autant plus nulles et peu nombreuses que leur puissance devenait grande.

Désormais, c’est foutu ! Les limites de la Nature ont été atteintes et dépassées, et le fait incroyable que l'Humanité consomme en huit mois ce que Notre Planète fournit en douze mois le prouve incontestablement.
Les Humains qui verront la lumière s’éteindre pour notre espèce sont déjà nés.
Il n’y a donc plus lieu de croire encore à un quelconque progrès.

jeudi 24 août 2017

Des choses à faire d'urgence mais qui ne seront jamais faites

Il va falloir vite que nous changions !
Voter blanc ou nul serait un bon début pour montrer à tous nos éternels candidats qu'on ne veut plus d'eux.
Mais après il va falloir faire d’autres choses !
Beaucoup d'autres choses !

Va falloir :
– supprimer les pesticides ;
– obtenir l’adoption du tirage au sort en lieu et place de l’élection (dès lors, finis les Sarko, Fillon, Fabius, Hollande, Le Pen, fille & nièce, Bayrou, Coppé, Royal, Dupont gnangnan, Sapin, Montebourg, Mélenchon, Juppé, Valls, Placé, NKM, Lagarde, Lemaire, Macron, Baroin, Morano, Colomb, Hidalgo … et toutes et tous les autres corrompus) ;
– une éducation nationale qui instruise les enfants au lieu de ne s'employer qu'à subventionner les multinationales de l’informatique par l’achat de plus en plus massif d’ordinateurs et produits périphériques qu’il faut renouveler sans cesse (engendrant le même effet que celui de la dette avec intérêt sur les finances d’un état ! – Où sont donc les vieux tableaux noirs et les belles cartes en couleurs pastels qui, dans le temps, étaient accrochées aux murs des classes ?) ;
– des parents qui éduquent leurs progénitures ;
– donner la parole aux vrais journalistes et virer les « toutous de leurs maîtres » que sont les Pujadas, Lapix, Langlet, Bouleau, Coudrey ... ;
– couper le sifflet aux gardiens du temple néolibéral que sont les Badinter, Hulot, Bruckner, Bouzou, Orsenna ... ,
– mater les multinationales et les taxer très durement afin qu'elles disparaissent au final ;
– initier un exode urbain et revenir dans les campagnes ;
– raser les banlieues ;
– manger moins de viande et plus de légumes et légumineuses ;
– s’intéresser à ses voisins et échanger avec eux ;
– s'engager dans des associations ;
– éteindre la télé ;
– jardiner ;
– restructurer son jardin pour qu'il soit nourricier et accueillant pour la biodiversité ;
– changer le fonctionnement énergétique de sa maison ;
– composter ;
– arrêter de consommer et voyager connement ;
– acheter en circuit court ;
– boycotter ce qui doit l’être ;
– manifester contre ce qui ne doit pas être (nouveaux aéroports, nucléaire, nouveaux barrages, OGM, pesticides, finance folle, corruption …) ;
– respecter les Lois de la Physique, ce qui impose la décroissance énergétique ;
– revoir la notion de propriété privée ;
– considérer la notion de bien communs ;
– faire du vélo ;
et cætera ...




Tout cela ne s’obtient pas en votant.
Tout cela s’obtiendrait par une « évolution », de nous même et de nous tous, par la force du bon sens et du nombre.
Hélas, comme nous restons assez hermétiques au fond de nous même à l'idée d'une telle évolution, tout cela ne sera donc pas.

mercredi 16 août 2017

De notre futur, tout en aphorismes

Sur Terre, nous avons dépassé les limites permises par les Lois de la Physique, ce qui fait qu’à présent notre futur n’est plus que du passé.

Si l’Humanité veut garder une chance de continuer son Histoire, il faut interdire la publicité.

Continuons sur la voie de la consommation et à la fin du siècle il n’y aura plus d’Humains.

Arrêtons de tourner en rond avec les révolutions qui, jusqu’à présent, nous ont emportées sur les flots d’une Histoire incontrôlée. Choisissons l’évolution comme solution pour retrouver la possibilité d'un futur, futur qui avancera dès lors sur une voie maitrisée.

Favoriser la Nature revient à s’assurer un avenir.

La disparition de l'Humanité est en marche.

L'Humanité vient d'entamer la dernière ligne droite de sa longue marche vers l'extinction. Cette dernière ligne droite sera courte mais l’apocalypse biblique restera une joyeuseté en comparaison.

Tout semble bien aller du moment que la consommation continue.

Dans notre société de consommation, il n'y a point de passé et point de futur : Seul le présent compte ; en argent !

mardi 15 août 2017

De l'argent, tout en aphorismes

Les riches ont-ils déjà pensé au fait que leur précieux argent n’est plus que de l’électricité dans des serveurs ?

Le plus grand casse de l’Histoire aura lieu le jour où le courant sera coupé.

L'argent rend aveugle. L'argent rend fou. Il est la pire des drogues.

samedi 12 août 2017

Du Peuple, de l'Humanité et des Humains, tout en aphorismes

Rien ne vaut plus que l’instruction et l’éducation pour faire des êtres humains.

Le problème que génère la surpopulation galopante sera en voie de règlement lorsque tous les enfants du Monde seront systématiquement scolarisés dans le seul but d’apprendre à lire, écrire, compter, cela afin de pouvoir découvrir les sciences, les littératures et la réelle Histoire de l’Humanité.

Si l’Humanité veut garder une chance de continuer son Histoire, il faut interdire la publicité.

Certes, le Peuple est le plus grand ! Hélas, faute d’éducation et d’instruction suffisantes, il n’est, systématiquement, que l’amalgame de petits esprits.

Le Peuple ne vaut que s'il se voit constitué de citoyennes et de citoyens. Il n'est rien et ne peut rien s'il s'avère être un ramassis de consommateurs et de consommatrices.

Le Peuple n’est rien sans la Nature.

À la fin du siècle, il n’y aura plus d’Humains.

Pour que l'Humanité puisse perdurer, ce n’est pas d’une énième révolution dont nous avons besoin. Non ! Ce qu’il nous faut c’est une évolution de notre esprit !
Il ne tient qu'à nous de commencer cette évolution.

Réussir sa vie consiste à essayer de comprendre ce qui nous entoure.

Vivre, c’est chercher à comprendre.

Un humain ne peut réussir sa vie que s’il s'emploie à comprendre le fonctionnement du Monde.

jeudi 10 août 2017

De la machine, tout en aphorismes

Un jour Internet s’arrêtera, tout simplement parce qu’un jour il a commencé.

L’arbre, fruit de 400 millions d’années d’évolution, est la meilleure machine pour capter l’énergie solaire, et cela, pour toujours !

Une machine compliquée est une mauvaise machine. Une bonne machine est simple, sobre en énergie et, surtout, réparable.

L’ingénierie du futur ne sera que si elle s’emploie à la simplification de la technosphère.

mercredi 9 août 2017

De l'Énergie, tout en aphorismes

Sans Énergie, pas d'économie.

Avant de parler d'économie, politiques, journalistes, industriels et financiers devraient toujours commencer par parler d'Énergie.

Les mieux à même de parler d'économie sont celles et ceux qui savent ce qu'est l’Énergie.

Les économistes en vogue ne savent rien de L’Énergie. On ne peut qu'en conclure qu'ils ne savent donc rien en matière d'économie !

Il est impossible de tricher avec l’Énergie car elle est une sorte de monnaie, invisible mais bien présente dans tous les échanges, qui ne peut être ni surévaluée, ni dévaluée.

L’Énergie est indispensable pour l'économie. L'inverse n'est pas vrai.

L’Énergie est la Monnaie Universelle ; et il n’y a pas de planche à billets pour créer de cette Monnaie.

L’Énergie est la Monnaie de l’Univers.

Rien ne se passe s’il n’y a pas d’Énergie en jeu.

L'Énergie, ce grand tabou en politique !

L'Énergie, ce point capital toujours ignoré !

L'Énergie, ce truc qui emmerde tout le monde !

Un âge va venir où un litre de pétrole pourra valoir 100 millions d'euros. Et comme les humains sont fous, il se peut que ce litre puisse valoir encore plus.

L’Énergie de notre économie provient exclusivement du Soleil.

Seule la capacité de la Nature à concentrer de l'énergie solaire au cours des temps géologiques a permis notre actuelle économie, celle-ci ayant pour seul principe la consommation de cette Énergie stockée pour désintégrer la Nature. Cela va nous faire disparaître.

vendredi 4 août 2017

De l'économie, tout en aphorismes

Il ne peut y avoir de croissance économique que si, chaque jour, le Monde brûle plus de pétrole qu’il en a brûlé la veille.

Dans notre économie, le pétrole est l’énergie indispensable pour tout.

Aujourd’hui, tout est pétrole.

L’argent, depuis le Néolithique, a toujours été obtenu par consommations d’énergie. Désormais nous devons faire en sorte que la production d’énergie par captation de l’énergie solaire soit de l’argent ; l’Arbre devant être le capteur principal pour atteindre ce but.

Pour vivre, laissons vivre.

Ne combattons plus la Nature. Allions-nous avec elle pour mettre en place une réelle économie écologique : l'écodouble.

Favoriser la Nature peut être le principe économique de notre futur.

Le processus économique ne peut plus être basé sur la compétition. Seule la coopération peut maintenir ce processus et, au-delà, la civilisation.

L’économie doit puiser ses ressources dans le seul flux du rayonnement solaire.

L'économie n'a jamais été une science dure, et elle ne pourra jamais l'être car elle ne s'intéresse pas aux phénomènes énergétiques.
Pour tout dire, elle n'est pas non plus une science humaine.
En fait, les économistes s'apparentent seulement aux astrologues, surtout par le fait qu'ils sont incapables de prévoir l'avenir.

jeudi 3 août 2017

De nos politiques, tout en aphorismes

L’absence de vision n’est pas la règle chez les Humains mais demeure une constante chez les politiques.

La pensée stérile n’existe pas, sauf chez les politiques.

Les politiques sont toujours des gens du passé.

Pour assurer un futur, il faut être visionnaire. Hélas, les politiques n’ont jamais cette qualité.

Les politiques n’ont jamais rien su de la réalité.

Un politique honnête ?!? Oxymore !

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