Ecodouble

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vendredi 22 octobre 2010

Menteur à la une

Le Maire de Nantes vient de recevoir un prix de verdure Green Washing et il se prend pour un héros.
C'est la commission européenne qui l'adoube, elle qui fait tout pour imposer les OGM en Europe, elle qui n'autorise pas la taxation des banques (Cf. le blog de Paul Jorion).
Rien que pour ces deux faits nous pouvons être certains que cette commission ne sait pas ce qu'est l'écologie. Elle a seulement un immense toupet.

Soit disant que l'ancienne ville de marchands d'esclaves serait une des plus vertes d'Europe !
Ben c'est sûr ! puisque les 2000 hectares de bocage de Notre-Dame-des-Landes existent encore.

Hélas, d'ici peu, ce ne sera plus le cas. Le grand sotcialiste qu'est Môssieur Ayrault aura fait ravager un grand pan de Nature du pourtour de son fief au nom des affaires, et de l'affairisme très vraisemblablement.
Consolons-nous. Une fois le saccage écologique exécuté, il se trouvera encore un organisme pour décerner un prix "verdisseur" à notre affairé. Il en est ainsi dans le beau monde : plus on détruit, plus on est lavé vert.

Et le Chevalier La Verdure de nous raconter que son travail primé aujourd'hui résulte d'une de ses visions à long terme, que tout sera de plus en plus vert dans le futur grâce à lui et à ceux qui pensent comme lui.
Admettons-le : Mieux vaut être sourd que d'entendre cela !
Son horizon est peut-être lointain mais nous découvrons qu'il n'a pas encore aperçu le pic du pétrole - pourtant c'est un pic bien visible(*) - et la fin de l'aéronautique de masse qui va de pair ; ce qui rend inutile son très cher aéroport.

Alors ! Incompétence ou mensonge ?
Aller ! Je me jette à l'eau : Un type comme Ayrault, ça s'appelle un menteur inintelligent !

(*) Le pic du pétrole serait atteint depuis fin 2007-début 2008.

vendredi 6 août 2010

Imbécile !

Ce matin, le numéro 2 des Verts était l'invité de France Inter entre 8H00 et 9H00.

Sa prestation n'était vraiment pas terrible !
Par exemple lorsqu'il a fait une plaidoirie pour la croissance verte et la croissance des énergies renouvelables, en réponse à une question qui lui demandait où il se situait par rapport aux théories de la Décroissance. Par là, nous apprenions que même pour les Verts il en faut toujours plus et encore plus, ad vitam eternam, au mépris de toutes les Lois de la Physique.
"N° 2" n'a pas compris (j'espère qu'il est le seul à ne pas l'avoir saisi dans ce parti) que la solution à l'immense et actuel problème de l'Humanité réside dans l'économie d'énergie, ce but seul devant être recherché pour l'économie. En effet, cette recherche de l'efficacité énergétique est une source presque infinie d'activités économiques locales, de fait très favorable à l'emploi et donc à la Paix, y compris sociale.

Mais c'est surtout un peu avant la fin que ce politicien m'a fait bondir.
Un auditeur l'avait interpelé pour lui dire son regret de ne voir les Verts s'allier qu'avec les socialistes, lui précisant qu'il y avait des écologistes de Droite (je ne suis donc pas le seul) dont certains ne pourront jamais voter à Gauche (ça c'est vrai ça !) et qu'il serait bon que les Verts fassent liste tout seuls, comme des grands.
"Number two of the Greens", se révélant alors le "Numéro 1 des imbéciles", a répondu qu'être écologiste, c'est être fermement ancré à Gauche, avec des valeurs, et qu'il est impossible d'être écologiste de Droite.

Dire cela, c'est aussi stupide, voire plus, que si je disais que tous les abrutis sont de Gauche.
Et c'est aussi stupide que d'affirmer, comme certains le font, que la délinquance c'est l'immigration.

Nos politiques sont-ils tous bons à jeter ? En décharges de déchets ultimes ? Sans recyclage possible ?

mercredi 21 juillet 2010

Les administrations pulvérisent les cancers

Mais où vont donc nos impôts ?
Sur nos trottoirs, dans les fossés, le long des routes ?
Ou bien dans les caisses des multinationales du poison ?

La réponse : Les deux, mon général !
La preuve en photos :

Agents communaux de Mésanger (Loire-Atlantique) en plein boulot de distribution du cancer devant les portes de ceux qui payent pour cela.


Boulevard principal de Mende (Lozère) début 2008, à 7H00 ; l'agent communal avec son "lance-chimique" et son beau camion-cuve à cancérigène ...


... et l'ennemie de presque toutes les Mairies de France : de l'herbe ! Ici, quelques touffes de pâturin, cibles de l'agent visible sur la photo précédente, osant pousser au pied d'un arbre qui profite, au passage, de la potion mortelle (voyez l'humidité sur son écorce). Les passants aussi en profiteront, dans les heures plus avancées de la journée.


Et voici une route de l'Aveyron en mai 2008 !
Les DIR n'y vont pas de main morte avec les "bons phytos" : directement dans le fossé !
Cette fois là, sur cette même route, les agents orange (je n'ai pas dit l'agent orange ; l'agent orange de Monsanto) avaient utilisé leur préparation directement sur un pont. Aussi, le produit a été lavé par la première pluie, les eaux de ruissellement s'étant directement déversées dans la rivière Aveyron par les avaloirs aménagés sur le tablier. Plus loin, sur un bas-côté traité lui aussi, le poison se sera évacué par les barbacanes d'un mur qui soutient la route pour finir dans le cours d'eau coulant un 1 mètre en contrebas.
Lorsqu'on sait que la réglementation en vigueur dans notre pays demande aux agriculteurs de laisser une bande enherbée de 10 mètres entre les cultures et tous les ruisseaux, cela afin de diminuer les pollutions, pourquoi donc l'État ne s'impose-t-il pas ce qu'il impose aux autres ?


Toujours la même route de l'Aveyron : là ce sont les glissières de sécurité qui ont été dégagées chimiquement. Mais partout en France, nous pouvons remarquer les mêmes jaunissements le l'herbe sur les bas-cotés.


Et pour s'en persuader, voici une bretelle d'entrée de 2x2 voies à Quimper (Finistère), en mai 2010.
Heureusement qu'il y a eu le Grenelle de l'environnement, avec sa prise de conscience ! N'est-ce pas ?
Cela dit, ça fait joli le vert et le jaune-orangé ! Non ?

Mais je vous ai gardé le meilleur pour la fin.


C'est à Lannilis, Finistère, il est 11H32. Un employé, protégé par son masque (mais c'est peut-être une sorte d'interphone), me regarde avec un œil dont je ne sais s'il est noir ou désappointé. Se sent-il coupable ou est-il prêt à me lyncher parce qu'il croit que je suis un ennemi de son travail et qu'il risque de le perdre à cause de moi, si je le dénonce (*) ?
Toujours est-il qu'il y a eu deux passes de tracteur sur ce trottoir et que moins de 20 minutes après, c'était la sortie des écoles : une bonne vingtaine de gamins et gamines s'y sont bien humecté les pieds ; pour contaminer ensuite leurs maisons.
Je n'ai pas pris la photo - mon culot n'est pas celui d'un journaliste - car on aurait pu m'accuser d'en vouloir aux enfants : un comble.
Mais pour info, les techniciens agricoles des firmes chimiques qui font les "ordonnances" de poisons aux agriculteurs, en fonction des maladies ou des parasites, préconisent une interdiction de pénétrer dans une parcelle pendant 4 heures après un traitement aux désherbants et une interdiction de 8 heures après un traitement insecticide.

J'aurais pu mettre plein d'autres photos ; si je les avais prises ! Par manque de courage bien souvent, je n'ai pas osé prendre les administrations en flagrant délit d'empoisonnement de la population. De peur aussi d'être pris pour un fou ou un agresseur.

Ainsi, partout dans notre pays, nos administrations nous empoisonnent, dans les rues et jusque devant nos maisons.
Pourtant, en ces temps de crise, ne pourraient-elles pas faire des économies en éliminant ce genre de dépenses criminelles ? au lieu de diminuer les remboursements de la Sécurité Sociale ? celle-ci étant en déficit pour une bonne part, sans doute, à cause des poisons qu'elles achètent et qu'elles dispersent partout.
De plus, en bannissant ces produits, nos collectivités pourraient faire ainsi un petit pas vers l'économie écologique.

Et bien non !
Elles ne le font pas, tout simplement parce qu'il y a de fortes chances qu'un pot de poison acheté avec nos impôts vaille un pot-de-vin gracieusement offert par les grands empoisonneurs du Monde. Crise ou pas crise !

Nous n'avons vraiment pas de pot !

Le temps de la révolte est venu ! Enfin ; il me semble.

(*) Ici, pour cette dernière photo, c'est moi qui risque d'avoir des ennuis avec mon employeur. Mais merde !

lundi 26 avril 2010

Sarkozy, "ça commence à bien faire !"

Je ne fais pas le malin ; je ne suis pas assez méchant pour cela. Mais j'ai quand même des choses à dire !

Depuis deux ans maintenant, la finance met la dernière main à son œuvre : la destruction du Monde.
Ce qui se passe actuellement sur les marchés financiers, qui spéculent sur la dette des états, dette que les marchés ont eux-mêmes encouragée, est d'une gravité jamais atteinte dans l'Histoire.
Quelques dizaines de milliers de fous s'emploient à achever le système économique actuel en pensant qu'ils en tireront des marrons du feu. Hélas pour eux ce ne sera pas le cas. Ils vaincront certes, mais à la Pyrrhus : comme nous, ils vivrons le chaos qui suivra leur piètre victoire.

Alors qu'il serait impérieux que les chefs d'état agissent, ils s'observent, sans rien faire. Lorsqu'ils se rencontrent et qu'il leur faudrait décider d'actions puissantes et concertées pour mater la finance, ils ne s'accordent même pas en faveur d'une moindre décision qui resterait, de toute façon, à mille lieux de celles radicales qu'il faudrait prendre et mettre en application sur le champ.
En fait, ils sont des pions sur un échiquier, entre les peuples - nous - et les financiers fous, nos ennemis mortels !
Dès lors, quelle rage de savoir que leurs salaires sont versés grâce à nos impôts et leurs fortunes personnelles se constituent grâce aux pots de vins que les psychopathes et sociopathes socialement intégrés de la finance leur accordent en paiement de leur collaboration.
Oui ! tous ces politicards ne trouvent rien à redire à ce système qui les rémunère sur deux tableaux et, par complète inintelligence, ne pensent même pas qu'il puisse être dangereux de le conserver.

Bien sur, la gravité historique de la situation ne réside pas dans le fait que notre actuelle économie "inécologique" va disparaître. Celle-ci ne peut plus durer et se trouve déjà condamnée par la déplétion pétrolière qui a commencé.
En fait, la tragédie provient qu'il va résulter une situation de total déséquilibre de la curée que les "banksters" sont en train de mener. Les états vont se retrouver en situation de faillite, les uns après les autres (lisez tous les jours le blog de Paul Jorion pour le comprendre). Il n'y aura plus d'économie organisée ; la loi du plus fort reprendra ses droits. L'établissement d'une économie écologique ne sera plus possible dans l'immédiat : il faudra d'abord passer par la case "Chaos" !
Combien d'Humains de tous les pays resteront sur le carreau ? Peu d'entre-nous le sauront.

Nos dirigeants, incapables et inutiles, auront manqué toutes les occasions de rentrer dans l'Histoire, puisqu'ils n'auront pas coupé les membres gangrénés qui auraient dû l'être depuis longtemps, et en tout cas depuis un an et demi déjà.
S'il advenait, dans les semaines ou les mois qui viennent, qu'ils coupent toutes les têtes qu'il faut, alors peut-être qu'il demeurerait un espoir. Mais convenons que cet espoir dépend trop d'un fait très improbable : les malhonnêtes et les imbéciles n'ont pas pour habitude de se changer, même quand il le faut, en personnes vertueuses et intelligentes.
Ainsi finalement, mon seul espoir maintenant, c'est un réveil éclairé des peuples. D'ailleurs, ce n'est pas un espoir mais plutôt un rêve. Un rêve qu'il est impossible, à la réflexion, de voir devenir réalité car les peuples ont été "lobotomisés" par l'argent et trop conditionnés par la publicité en faveur de la consommation.

Notre Président est comme la quasi totalité de ses collègues : tout aussi immobile sur le fond qu'il est hyperactif médiatiquement ! Et parmi toute la "racaille" politique médiatisée il ne s'en trouve pas une ou un pour rattraper l'autre.
De toutes les bonnes propositions faites, en particulier par les décroissants, aucune n'a été entendue, même après le déclenchement de la crise économico-écologique qui sévit.
Alors comme il n'y a pas d'autre solution, je finis en faisant une épanadiplose : Sarkozy, "ça commence à bien faire !"

mercredi 24 mars 2010

La taxe carbone axphyxiée

Hier, la taxe carbone, qui aurait pu être la première mesure de la réforme fiscale nécessaire à la mise en place des conditions permettant l'avènement de l'écodouble, a été reportée aux calendes grecques par notre premier ministre.
Ce dernier nous montre qu'il se "sarkosise". Jusqu'à présent il était un peu sorti du lot - en restant très pensée unique, ne nous emballons pas tout de même - mais là, il a fait sa première grosse bêtise.

Et oui ! Monsieur le Premier Ministre, vous aussi vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Vous n'avez pas vu qu'il faut changer le système. Tout le système !

Dès lors, comme vous ne servez visiblement à rien d'autre qu'à expédier les affaires courantes dans un monde qui s'effondre, ce qui revient à dire que vous ne servez à rien, je vous pose la question suivante : Pourriez-vous nous dire combien vous nous coûtez en salaire, tout compris, à nous le Peuple ? Juste pour servir à rien ! je le rappelle.

En effet, il faut que vous sachiez que nous, du Peuple, lorsque nous ne sommes pas déjà chômeurs, nous ne coûtons pas grand chose à notre employeur. Pourtant nous servons à quelque chose puisque, nous, nous produisons !
Tandis que vous, non ! Vous êtes inutile ! puisque vous ne produisez pas les réelles réformes que vous devriez (votre boulot c'est de les produire), réformes qui prépareraient l'avenir grâce à l'écologie.

Alors, une dernière question ! car je ne peux pas croire que vous êtes niais au point de pas avoir compris la situation mondiale (voyez que je vous fais quand même un compliment) :
Vu votre empressement à protéger les lobbies d'une juste fiscalité sur la consommation d'énergie, est-ce que vos revenus mensuels sont égaux à ce que vous nous coûtez, à nous, le Peuple ?

vendredi 26 février 2010

"Green washing" scandaleux

Depuis quelques temps, le Crédit Agricole racole avec Sean Connery dans une pub loufoque.
Avoir pris l'image d'un écossais pour se représenter est sans doute la seule chose sensée faite par une banque depuis bien longtemps.
Par contre, affirmer que le CA est une banque verte, c'est un énorme mensonge !
Aucune banque actuellement ne peut être verte - hormis sa façade - ni, et ce serait bien mieux, favoriser l'économie écologique, pour la simple raison que pour une banque cette économie n'existe pas.
Les banques financent toujours la destruction de la Nature, ou alors spéculent. Ces temps-ci d'ailleurs, presque toutes font uniquement ça ou presque.

Tout ça, c'est de la connerie.
Depuis 27 ans, j'étais client au "crédit patate". D'ici un ou deux mois, le temps de s'assurer qu'il n'y a plus de débit sur mon compte, je le ferme ; j'en ai ouvert un autre à La Poste. Je ne suis pas une patate !

lundi 7 décembre 2009

L'Assemblée ? La mijaurée absolue !

À l'occasion du débat de préparation du sommet de Copenhague sur le climat, avec une méthode digne des agents du RAID ou des gendarmes du GIGN, Greenpeace a pris d'assaut l'Assemblée nationale, sans armes ni violence. Le mot d'ordre était : "Aux actes, Monsieur le Président !"

Il faut noter que :
Primo, des insultes inappropriées ont fusé ("fachos", c'est pas futé ) de la part de quelques-uns des députés de droite, qui auront ainsi tiré, en quelque sorte, les seuls coups de feu de l'opération.
Secondo, une très brave militante a été, tout de même, quelque peu bousculée par certains de ces députés "mijaurés".
Comme quoi, la violence ne vient pas que des écologistes "terroristes".

Il n'y avait que très peu de députés pour ce débat concernant le rendez-vous international du millénaire (rien de moins) qui doit traiter de la survie de l'Humanité (oui, oui !).

Si deux ou trois d'entre-eux ont applaudi lors de l'action, la grande majorité des rares présents a crié au scandale. L'UMP toujours majoritaire était en première ligne, le PS sur la même longueur d'onde se tenant en retrait, juste pour dire qu'il n'était pas responsable et qu'il avait été abusé.

La palme de la "mijauritude" revient cependant à celui qui a changé de trottoir puisqu'il est de gauche tout en s'employant pour l'instant "à faire notre Ministre de la Culture de l'UMP".
En effet, Monsieur l'ambassadeur de la Mittrandie en Thaïlande a déclaré choqué :"Si on empêche la représentation nationale de faire son travail, on porte atteinte à la démocratie".

Mais vous êtes à côté Monsieur le Ministre !
Pourquoi croyez-vous que Greenpeace a mené l'assaut sur l'Assemblée française ?
Et bien je vais vous le dire !

Depuis longtemps la démocratie est foulée aux pieds.
Greenpeace est intervenu car nos pauvres élus sont les otages des lobbies industriels et financiers. Il était urgent de les libérer. Et c'est bien parce qu'ils ne peuvent plus faire leur travail de représentation du Peuple, assaillis qu'ils sont par les lobbies qui leur imposent de voter des textes de lois qui ont pour seul but de développer leurs marchés ou de les avantager, que l'Organisation écologique a fait son devoir.

Maintenant, que nos députés se révoltent contre leur libérateurs n'est pas étonnant : c'est soit le syndrome de Stockholm, soit la peur de manquer ... d'argent.

Depuis, hélas, il a eu une contre-attaque ! Les troupes des lobbies ont repris le terrain et le calme est revenu, à coup de pot-de-vin, arme imparable !

Au final, que peut-on dire sinon que l'Assemblée n'est plus ce qu'elle devrait ! Qu'elle n'est plus là où elle se réunit !
Ses élus n'écoutent pas le Peuple, l'ignorent, trop occupés qu'ils sont à l'affairisme.
Ils se corrompent, aux bottes des financiers et des autres lobbies.

Que penser d'autre en effet au regard des lois qu'ils votent, comme celle qui n'oblige plus EDF à racheter à des particuliers le courant électrique qu'ils produisent, sauf à être dans telle ou telle zone administrative arbitrairement définie.
Que dire quand ils laissent se commercialiser des produits phytosanitaires ultra dangereux, qu'ils consentent et encouragent à construire des autoroutes, des aéroports ou des EPR, qu'ils laissent la porte ouverte aux OGM, qu'ils ne s'affolent pas de l'érosion de la biodiversité, qu'ils ne se révoltent pas devant l'incurie des banquiers, qu'ils ne font rien pour l'agriculture ou pour les énergies renouvelables, qu'ils confortent une fiscalité qui pénalise le travail primaire, qui encourage la spéculation boursière, qui prélève sur les salaires d'une entreprise de génie civil les mêmes charges sociales que celles prélevées sur ceux d'une entreprise de génie écologique, la première entreprise détruisant systématiquement la Nature, la seconde s'attachant à favoriser sa conservation.
Comment se fait-il qu'ils n'entendent pas le Peuple qui murmure ? et qui bientôt risque fort de gronder !

Si tout cela contente EDF, AREVA, BAYER, MONSANTO, SYNGETA, CARGRIL, TOTAL, Bolloré, les constructeurs automobiles, VINCI, EIFFAGE et consorts, notre planète s'en trouve toujours plus agressée et ses peuples toujours plus affamés.

Attention députés ! L'assemblée, la mijaurée, se choisit encore dans les urnes.
Mais pour combien de temps encore ?
Les citoyens, qui sont au-dessus de vous, s'impatientent ! Vous passez à côté de l'Histoire !
Souvenez-vous que la crise demeure, qu'elle est totale et qu'il n'y a plus qu'une seule solution : Changer le modèle économique qui nous a conduits là où nous sommes.
Si vous ne faites rien, le Changement économico-écologique, les citoyens vont être contraints de le mener par eux-mêmes.     

mercredi 2 septembre 2009

Véritable grosse colère

Xavier Bertrand, patron de l'UMP, était lundi dernier vers 8H20 sur Europe 1.
Comme le font actuellement la plupart des "notables" de notre pays, il a voulu dire clairement que la crise se termine grâce à la politique mise en œuvre par le gouvernement.

En claironnant ainsi, il nous prouve que sa verve, tout comme celle de ses collègues, trouve sa source dans l'arrogance dont font preuve depuis quelques mois les marchés finassiers financiers.
Ces derniers sont en effet repartis à la hausse mais pour autant, est-ce que les chiffres de l'économie réelle sont réellement meilleurs qu'il y a quelques mois ?
Il semble à l'évidence que non !
Ensuite, dirait-il aujourd'hui la même chose alors que le jour même le CAC allait perdre 1 % ; le lendemain presque le double ; et aujourd'hui 0,3 % supplémentaire ?

Au final, son optimisme déplacé à l'égard des victimes de la crise, toujours plus nombreuses, prouve surtout qu'il est un incompétent incapable d'avoir une vision sur l'avenir. Il ne voit pas plus loin que l'horizon offert par une place financière et, de fait, n'arrive même pas à voir le bout de son nez ! Pensez donc alors s'il voit que la crise ne fait que commencer, s'il voit que le chômage enfle, s'il voit que la fin du pétrole arrive, s'il voit que les pollutions et les destructions de notre planète vont altérer nos conditions de vie !
Comparée à lui, une taupe a des yeux de faucon !
Et force est de constater que presque tous les autres qui nous dirigent actuellement souffrent du même défaut de vision : Ils sont là au pouvoir et ils ne peuvent rien prévoir parce qu'ils ne voient pas.
Comment peuvent-ils alors imaginer un seul instant qu'ils nous gouvernent au mieux de nos intérêts ?

Et de l'autre côté ce n'est pas mieux !
Le PS n'a qu'un seul projet ! Celui d'organiser pour la gauche, "des primaires à l'américaine", suivant des modalités restant à définir. De longs débats en perspective, sur tout, sauf sur les problèmes du Monde.
Mais soyons rassurés, nous disent-ils : La révolution est en marche ! La France sera l'Amérique.
Alors qu'il en soit ainsi !
Nous aurons donc l'occasion de voir bientôt LVMH ou Bouygues mettre un gros chèque directement dans le décolleté de Madame Aubry ou dans le chapeau "mitt'randien" de Fabius. Nos "politiques" seront alors, définitivement, les très officiels esclaves des financiers et des industriels. Tout sera clair ! Tout sera mieux !

Allez, il faut bien l'avouer : La seule proposition de la Gauche s'avère très gauche !
Toujours est-il qu'en la faisant tous ses chefs nous montrent qu'ils ne savent pas que c'est la crise, qu'ils ignorent que le réchauffement climatique nous menace et que le système financier qu'ils ont libéré de toutes contraintes en 1986, sous Bérégovoy, est en train d'anéantir l'économie réelle.
Ont-ils seulement conscience, d'ailleurs, qu'il existe un Monde autour d'eux ?

Pauvres ouvriers !
Parce que faute de grives on mange des merles, ils doivent en l'absence d'un Jaurès se contenter de clowns.
Et il faut ici évoquer la Ségo, qui dépasse tout le monde en la matière. Nous pouvons même supposer qu'elle a fait toutes les académies de clowns existantes  : "Voilà ti pas" qu'elle pense être la meilleure candidate possible pour l'écologie.
Sans commentaire ! Ou alors si !
Du vent, du vent ! Tels sont les propos de nos politiques.
D'une bonne tempête ! C'est de cela dont nous aurions besoins pour nous débarrasser d'eux.

samedi 11 juillet 2009

Carton rouge

Le 9 juillet, Madame Lagarde, Ministre de l'économie, s'est offusquée qu'EDF veuille augmenter de 20% le prix de son électricité.
Il est drôle de constater que cette dame oublie que, dans l'économie telle qu'elle la prône, trône la loi de l'offre et de la demande.
Actuellement, la demande en énergie augmente, puisqu'on cherche à faire de la croissance. De fait, dans le même temps, l'énergie se raréfie. Il est donc tout à fait normal que son prix augmente.
Ainsi Madame débarque ? Madame ne connaît pas ses fondamentaux ?
De plus, le patron d'EDF sait qu'il va devoir renouveler ses centrales nucléaires et démanteler celles qui arrivent en fin de vie. Notre Ministre de l'économie penserait-elle que tout ces travaux n'ont pas de coût ?

Pour passer à l'écodouble, qui est la seule économie qui puisse nous sauver, il faut, avant toute autre chose, augmenter le prix de l'énergie afin que nous apprenions à nous en passer le plus possible (*).
C'est donc un crime, contre l'environnement et l'Humanité, de crier haut et fort que le prix de l'électricité ne doit pas augmenter, ou de tout faire pour que son prix reste bas.
Et qu'au dernier G8, les chefs d'états aient souhaité voir le pétrole au "juste prix" de 70 ou 80 dollars le baril relève de la pure naïveté tout autant que de l'inconscience et révèle la complète ignorance de nos dirigeants quant au problème énergétique du Monde.

Madame Lagarde ! Je vais être ferme : La ferme !
Ou alors gardez-vous de parler sans avoir préalablement réfléchi ou pris réellement connaissance du sujet sur lequel vous vous exprimez.

Et si vous êtes gênée que le patron d'une grande entreprise puisse fixer des prix, soyez plutôt gênée de la possibilité qu'il a de fixer ceux de sa rémunération, de son parachute doré et de sa retraite chapeau. C'est dans ce domaine qu'en général il est très mauvais.
Or c'est justement le domaine dans lequel vous avez le pouvoir de légiférer. Cependant, jusqu'à présent, vous n'ayez pas jugé bon de le faire.
En conséquence, vous méritez l'exclusion.

(*) C'est en cela que la taxe carbone, telle que définie dans le pacte de Nicolas Hulot ("empreinte fiscale stable"), pourrait être bénéfique.

mercredi 8 juillet 2009

Il a dit, comme prévu ...

Nous retiendrons, du Congrès du 22 juin, que dans la déclaration du Président Sarkozy (voir la transcription de son discours sous le lien ci-avant) il n'y a rien eu qui laisse apparaître du nouveau et qu'il en est de même dans les discours de ses partisans et de ses opposants, du moins si l'on en juge par les commentaires que ces derniers ont fait sur sa prestation.
Nous avons une bien minable classe politique !

Dans son discours de 44 minutes, le Président a dit, comme prévu, son mauvais plaisir (Cf. l'article "Pour dire quoi ?"), en tout cas il n'a rien dit de la réalité dans laquelle se trouve le Monde.

Ainsi, il a complètement passé sous silence le problème mondial de l'énergie et a fait de même, ou presque, pour celui des ressources naturelles en général qui viennent à manquer.
Le mot énergie n'a été dit une seule fois mais pas dans son sens de grandeur physique (il a parlé de l'énergie et de l'intelligence des Français, page 7).

À la croissance telle que nous l'entendons actuellement il propose de substituer une croissance dans laquelle nous produirons plus et consommerons plus. (Voir page 2 du discours. Cf. le premier lien de cet article ; cliquez sur télécharger puis ouvrir). De prime abord, cela ne semble pas très nouveau.
Quant à savoir comment parvenir à produire plus dans le contexte de raréfaction de toutes les ressources, il ne lui est pas apparu nécessaire de le préciser, tout simplement parce qu'il reste inconscient du fait qu'il ne peut y avoir croissance qu'avec des ressources naturelles disponibles en quantités toujours ... croissantes.
Croissance, toujours croissance ! Ce mot, il l'a prononcé 8 fois, comme un leitmotiv.
Tel est donc son mauvais plaisir.

Certes, il a évoqué, du bout des lèvres, la taxe carbone mais le très faible début d'applaudissement de la part de quelques parlementaires, bien seuls, s'est vu comme étouffé par une sorte d'onde pesante de désapprobation émise par la foule des députés et sénateurs ignares et tout aussi inconscients que l'orateur.
De fait, cela augure mal d'une très prochaine mise en place de cette taxe ultra nécessaire.

Certes encore (à la page 4 du discours), il souligne que nos ingénieurs et nos savants constituent des "atouts considérables".
Seulement le Président oublie que pour le moment, et il faut le savoir, les formations des ingénieurs sont plus financières que "technico-énergétiques", et que lui même a tendance à vouloir faire passer la recherche sous la tutelle du capital. D'ailleurs, il a réaffirmé cela (page 9) en parlant de la nécessaire "autonomie des universités".
Monsieur le Président n'a toujours pas compris que dans l'écodouble les ingénieurs doivent être, avant tout et pour tout, des experts de l'économie d'énergie et qu'il est essentiel que les savants, avec obligation de résultat devant leurs pairs, restent sous la gouverne du public.
Il n'a rien dit donc, qui permet de penser que ces deux "catégories" de travailleurs seront bientôt mises en condition pour initier un début d'économie écologique.

Sa mauvaise analyse de la situation mondiale a continué de transparaître lorsqu'il nous a présenté le Grenelle de l'environnement (qui permet aux industriels de continuer jusqu'au bout leur business destructeur de la Planète) comme la parfaite initiative pour mettre en place la croissance verte. Croissance toujours !
D'ailleurs, Jean François Coppé, un de ses fervents soutiens a déclaré sur Europe 1, le jeudi 25 juin, qu'avec le Grenelle, "on peut faire des miracles de croissance".
La croissance se voit confirmée au rang de religion. Comme un nouvel opium du peuple !
Grâce à cette drogue, Monsieur le Président pense encore qu'il faut nous endormir alors que son rôle serait de nous réveiller.

Aller, Monsieur Sarkozy ! Je persiste et je signe.
Votre Congrès, c'était trop pour si petit. Vous ne rentrerez pas dans l'Histoire du Monde.
Tant pis pour vous mais, surtout, hélas, tant pis pour nous !

Et pour le bruit de la Cour que nous attendions (Cf. l'article "Pour dire quoi ?"), vous ne nous l'avez pas dit sur le moment mais il est venu pas longtemps après. Carla n'en n'était pas le sujet, non ! Je me suis trompé.
La nouvelle était que Monsieur l'Archiconte de Latchémitrand de la Villamédicis arrivait au ministère des affaires culturelles, introduit par lui-même.
C'était bien plus beau et médiatique que tout ce que nous pouvions imaginer. Un petit conte pour nous faire oublier le creux de vos propos : c'est toujours bon à prendre.
Décidément, Versailles reste l'antre des Rois mal inspirés.

Monsieur le Président ! Je vais me répéter. J'ai toujours dit que je vous jugerai sur votre politique environnementale. Il se trouve que vous n'en avez pas et que vous n'avez même pas conscience qu'il puisse y en avoir une.
Un telle politique, outre qu'elle grandirait la France aux yeux du Monde si vous la faisiez adopter, s'avèrerait surtout la solution pour résoudre la crise.
Alors, à cause de votre incapacité à comprendre cela, ça y est, je vous ai jugé !
Je vous condamne à ne plus pouvoir recevoir mon suffrage à toutes les prochaines élections.

vendredi 19 juin 2009

Pour dire quoi ?

Si notre Président juge bon de convoquer le parlement en Congrès à Versailles c'est que, sans doute, il pense annoncer quelque chose d'important.
Il est vrai qu'à ce moment de l'Humanité, il est urgent qu'au moins un chef d'état dans le Monde dise la réalité de la situation.
Certes cette réalité est quelque peu embarrassante à dire.
Cependant, la personne qui la première la dira restera à jamais dans l'Histoire, si bien sûr elle annonce qu'elle engage son pays sur la voie d'une évolution pacifique vers une économie écologique.
Donc, comme notre Président est, parait-il, un grand président et que son ego est inversement proportionnel à la taille d'un microbe, il semble évident qu'il va annoncer devant le parterre de parlementaires l'entrée de la France dans l'écodouble.

Et comment pourrait-il en être autrement puisque nous le savons raisonnable ?
Et puis à son poste, n'est-il pas au courant de tous les chiffres alarmants concernant les bouleversements écologiques en cours ?
Il sait que tous les voyants sont au rouge. D'ailleurs, s'il ne le savait pas, il serait un mauvais Président et il ne l'est pas, n'est ce pas ?

Hélas, bien qu'étant parfaitement informé de la catastrophe qui se prépare, parce qu'il est convaincu qu'impossible n'est pas français, en Capitaine volontaire et volontariste du vaisseau France, plus au service de la finance et des multinationales qu'au service des Citoyens, il préférera nous annoncer le prochain bon temps du redémarrage de la croissance, qui sera grâce à lui, plutôt que les mesures qu'il faudrait prendre pour affronter la tempête écologique et climatique qui pointe à l'horizon.

Car le personnage n'est pas du genre à s'arrêter devant une tempête, fusse-t-elle pire que la plus terrible que l'Humanité ait eu à subir depuis le temps de ses origines.
Notre Président se sent même capable, s'il le faut, de changer les Lois de la Physique, juste pour montrer sa toute puissance.
Le vaillant que voilà !

À coup sûr donc, son discours sera comme ceux qu'il a coutume de faire depuis qu'il est notre chef. Le cadre somptueux de Versailles sera la seule nouveauté.
Le Président-Soleil dira : "Il faut continuer la réforme de la société ... c'est le manque de réforme qui est un peu responsable de la crise ... c'est les réformes qui faciliteront le retour de la croissance. Je vous le dit comme je le pense."
Et oui, tel est le plaisir (*) de Monsieur le Président !
Qu'il sache seulement que nous ne le considèrerons pas comme un bon plaisir de sa part mais plutôt comme un mauvais.
En tout cas, à la fin de sa prise de parole, pour nous consoler du serrage de vis qu'il nous aura imposé, peut-être voudra-t-il tout de même nous gratifier d'une "new people" ou plutôt d'un bruit de la Cour. Voyez qu'il nous confie, comme un cadeau, que Carla attend un bébé. Mon dieu, comme ce serait beau !

Aller ! Il faut le dire : C'est parce qu'il n'a qu'une petite idée de la grandeur, qu'il ne fera pas le discours qui annoncera le grand changement de cap économique.
Pourtant, en décidant cela, il pourrait nous sauver et nous offrir un avenir.
Par ce manquement, il nous prouve qu'il est un très mauvais président.
Les voyants au rouge il s'en fout : Il passe !
Et le vert peu lui importe : Il n'y aura ni parlementaire de cette couleur (les sots) ni économie écologique à l'ordre du jour durant ce Congrès !
Le Parlement en Congrès, c'est un peu "riche" pour une si petite annonce. Une simple conférence de presse suffirait.
Heureusement que le 22 juin n'est pas le 18 juin. Nous ne risquerons pas de confondre entre Grand et Petit de la Cinquième.

C'est dingue comme j'espère me tromper. Et si le futur me donne tort, veuillez d'ores et déjà, Monsieur le Président de la République, accepter toutes mes excuses pour ce petit pamphlet.

(*) Au XVII ème siècle, "plaisir" signifie aussi, "raisonnement", "réflexion".

mercredi 3 juin 2009

Le lipo-suceur de Mammouth reviendrait

Allègre : Le retour !?
Lui qui conteste l'évidence du réchauffement climatique !
Lui qui se croyait plus compétent qu'Haroun Tazieff, alors qu'ils sont tous deux du même niveau (*) !
Lui qui chez les géologues est reconnu comme le zéro absolu !

Mais que cherchez-vous donc à faire Monsieur le Président ? Nous jouer le "rassembleur" en nommant Ministre un ahuri dont on ne veut même plus à gauche ?
Comprenez Monsieur que je n'ai pas voté pour vous pour vous voir constituer des gouvernements intégrant les plus nuls qui se puisse trouver.
Certes vous n'avez pas encore nommé ce Môssieur. Mais vous y avez pensé et peut-être que vous y pensez encore.
Pour moi, le simple fait que cela vous ait effleuré l'esprit est la preuve de deux choses :
Primo, aujourd'hui il n'est pas nécessaire d'être intelligent pour rentrer dans le cercle des dirigeants d'un pays.
Secundo, l'écologie, vous n'en avez rien à foutre.

Aller ! Il vaut mieux en rire (**).

(*) Article long mais instructif et croustillant d'un ancien journaliste du "Canard enchainé".
(**) Tazieff reste bien considéré dans cet article : Les légendes ont la vie dure, surtout quand elles invitent au restaurant.

mercredi 13 mai 2009

Rerum novarum ?

Des choses nouvelles grâce au Grenelle ?
Pour le savoir, posons quelques questions, au hasard, à nos dirigeants.

Mesdames et Messieurs les politiques, reconsidérez-vous l'agriculture à sa juste valeur ?
Taxez-vous comme il faudrait les consommations d'énergie ?
Lancez-vous des programmes de recherches sérieux sur la captation de l'énergie solaire ?
Commencez-vous à penser qu'il faut sortir du nucléaire ?
Détaxez-vous le travail ?
Préconisez-vous la parcimonie, qui nous permettrait de retrouver de vieilles valeurs oubliées ?
Ordonnez-vous l'arrêt total de la publicité (*) ?
Obligez-vous les financiers à respecter toutes les lois, y compris celles de la morale ?
Êtes-vous en train de reprendre le pouvoir qu'il y a 40 ans vous avez laissé aux banquiers ?
Décidez-vous de sauver les abeilles en interdisant tous les neurotoxiques utilisés dans l'agriculture ?
Agissez-vous contre les traders qui spéculent encore comme si de rien n'était ?
Parlez-vous de fermer les bourses, où ces jours-ci tout va bien (**), alors que rien ne s'améliore pour nous ?
Organisez-vous le déclin nécessaire de l'automobile ? Avez-vous de nouvelles politiques pour le transport en commun ?
Faites-vous preuve d'inventivité, par exemple en envisageant de faire replanter autrement la forêt des Landes, de faire faire des briques de bois avec la charpie des arbres victimes de la dernière tempête et de faire construire avec ces briques des maisons super isolées ?
Êtes-vous prêts à promouvoir la construction de maison en paille ?
Résolvez-vous à d'efficaces et réelles mesures de protections des zones humides et des haies de France et d'Europe ?
Avez-vous compris qu'il faut développer le télétravail ?
Pensez-vous initier l'exode urbain ?
Avez-vous arrêté la construction d'autoroutes et d'aéroport ?
Favorisez-vous la biodiversité ?
Avez-vous banni de votre vocabulaire le mot "croissance" ?
In fine, Rerum novarum (***) ?

D'après les informations dont nous disposons, à toutes ces questions la réponse est non !
Donc, Mesdames et Messieurs les politiques, permettez que nous pensions que sur le front de l'écologie, il n'y a rien de neuf ou si vous préférez qu' "à l'écologie, rien de nouveau". L'écodouble, vous n'avez même pas conscience qu'elle est possible !
La montagne Grenelle a accouché d'une souris.
Dans l'Histoire, les grandes décisions sont des sommets. Le Grenelle, lui, est une vaste plaine d'érosion, comme du reste toutes vos initiatives qui n'en sont pas.

Alors chantons tous en cœur : "Non, non, rien n'a changé. Tout, tout, a continué".
Vive les Poppys !

Pour l'instant, l'économie s'écroule. Mais la période d'effondrement terminée, qu'aurons-nous ? Quel est votre horizon ?

Mesdames et Messieurs les dirigeants, prenez garde que l'Histoire ne vous affuble d'un sobriquet peu flatteur.
Nous avons eu "les Rois fainéants" !
Il se pourrait bien qu'on puisse vous affubler d'un sobriquet peu flatteur lorsqu'il faudra parler de vous à l'avenir. Pourquoi pas : "les Incapables" ? Ou alors : "les Lâches" ? Ou bien encore : "les Spectateurs" ?
Tout ça parce que vous êtes en train de rater le plus grand virage de l'Odyssée de l'Humanité en ne déclenchant pas la bénéfique et pacifique évolution civilisationnelle qu'il faudrait.

(*) On fait même actuellement sur les ondes radio, c'est très nouveau, de la pub pour un désherbant ! Comme si ce genre de produit (ici de la multinationale Syngenta mère de l'insecticide neurotoxique agricole Cruiser) pouvait résoudre un problème. Ces produits ne font qu'en créer !
(**) C'est très provisoire.
(***)
Encyclique de Léon XIII. Des choses belles y sont affirmées, révolutionnaires à l'époque pour l'Église catholique.   

mercredi 29 avril 2009

Vous avez dit nuisible ?

Le 19 mars dernier, Monsieur Borloo, Ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement Durable a réintégré par décret la marte et la belette sur la liste des nuisibles.
Joli retour en arrière !

Monsieur le Ministre d'État ! Ces deux petits mustélidés sont si discrets qu'il est très rare d'avoir le bonheur d'en apercevoir un spécimen.
Ils sont carnivores et s'emploient à détruire surtout des rongeurs.

Sur l'Aubrac, on piège activement le renard et les autres "nuisibles"(*).
Or dans cette région, à cause de cette pratique cruelle que vous venez d'étendre, il résulte que le campagnol terrestre prolifère. Des nuées angoissantes de ces petits animaux, charmants au demeurant, chamboulent les prairies jusqu'à ne plus y voir un brin d'herbe. Et parce que leurs prédateurs à quatre pattes ne sont plus en vie, grâce aux ignares que vous flattez avec votre décret, on s'est vu contraint d'essayer de les empoisonner.
En procédant ainsi, on a aussi empoisonné leurs derniers prédateurs que sont les rapaces, qui ont eu, tout de suite les pauvres, "la mauvaise idée" de consommer de ces proies tout juste gavées de poison.
Au final, là haut sur la montagne, l'eau des sources n'est plus potable et les campagnols sont toujours là, "tous seuls", sous les sabots des vaches qui n'ont plus grand chose à manger.
Pensez-vous que cette situation soit une grande victoire des politiques et de l'administration française, en tous points responsables pour ne pas dire coupables ?

Toute personne ayant un minimum de connaissances en écologie sait à quel point la présence de prédateurs carnivores dans un biotope est essentielle à sa bonne santé.
Encore faut-il ne pas faire la bêtise de détruire leurs habitats en rasant les haies, les bosquets et les murets en pierres, comme il cela a été fait sur l'Aubrac (**) ; du fait que les subventions agricoles accordées par les administrations le sont à l'unique prorata de la surface en prairie.
Mais visiblement l'écologie n'est pas votre spécialité. À en juger par "votre gaffe décrétée", vous n'avez en fait, aucun savoir en la matière : Il faut en effet se souvenir que vous êtes avocat de formation !

Cependant, en tant que tel, vous devriez être favorable aux droits de la défense, non ?
Alors pourquoi dans cette affaire, maintenant que vous voilà parvenu juge avec le pouvoir de statuer du sort de petits animaux inoffensifs, vous avez bien voulu vous conformer aux desiderata des chasseurs abrutis et avinés (oui, oui) alors que vous n'avez pas souhaité attendre le rapport des biologistes pour trancher s'il fallait ou non gonfler la liste des "nuisibles".
S'il ne fait pas de doute que ces scientifiques, qui sont très intelligents (oui, oui), vous auraient expliqué que "nuisible" n'existe pas dans le vocabulaire des écologues (je m'étonne d'ailleurs que ces savants ne soient pas vos principaux conseillers permanents), votre devoir était au moins d'attendre qu'ils aient fini leur rapport. Ensuite, en considérant leur avis avec la plus grande attention, peut-être que vous eussiez pu alors prendre la bonne décision et ainsi vous éviter de commettre une faute grave.
Pour tout dire, vous auriez même pu prendre l'excellente décision de tout bonnement supprimer "la liste" des nuisibles toute entière.

La situation écologique mondiale est grave.
Au poste que vous occupez, la France a besoin de personnes compétentes et convaincues par le fait qu'il faut désormais tout faire pour favoriser l'environnement, sans jamais dévier. Notre pays se doit de montrer l'exemple au Monde.
Comment pouvons-nous maintenant expliquer aux habitants de pays où vivent des tigres, des grands singes, des ours, des rhinocéros, qu'il faut à tout prix protéger leurs trésors de biodiversité ?
De plus, ne croyez vous pas qu'après avoir signé un pareil décret il était un peu osé de votre part d'aller signer la semaine dernière, à Syracuse, au G8 de l'environnement, une charte qui fait de la biodiversité une priorité mondiale ?
Savez-vous donc ce que vous faites Monsieur le Ministre d'État ? Y a-t-il vraiment de la cohérence dans vos décision ? Ou bien prenez-vous nous pour des cons ?

Certes, en sauvant les mustélidés français nous ne sauverons pas forcément l'Humanité.
Cependant, lorsque vous les condamnez à mort, vous nous démontrez que, vous et presque tous vos collègues politiciens, ceux que nous pouvons appeler les "politicards", c'est-à-dire ceux qui cherchent à être Ministre de "ça" puis Ministre de "ci", vous n'êtes en rien capables, tous, de prendre les décisions qu'il faudrait pour assurer un avenir à l'espèce humaine.
De plus, vous faites tous preuve d'un "enracinement parasitaire" à la tête de l'État, ce qui empêche l'avènement de personnes compétentes et de conviction qui, si elles étaient à votre place, prendraient, assurément elles, les bonnes mesures.
Vous tous ne savez en fait qu'assassiner la Nature et éradiquer la beauté. Vous ne savez rien faire qui montre que vous voulez nous sauver de la crise écologico-économique qui commence.
Vous tuez dans l'œuf tout espoir d'économie écologique en faisant tout pour que perdure un système qui avantages les lobbies quels qu'ils soient ; tout simplement par manque de courage.
Et pour en revenir à vous, ce décret nouveau est indigne d'un personnage de votre rang ! Vous êtes un sinistre sire !

Alors souffrez que je vous dise que vous avez pris une décision comme celles prises d'ordinaire dans les bistrots de chasseurs irresponsables.
Et oyez bien toujours !
De toutes vos bévues successives la coupe est pleine ! Évitez de continuer dans "l'écologie à votre sauce". C'est nuisible à la santé des biotopes qui sont sources de nos vies.
Vous avez dit "nuisible"! Sachez que c'est toujours celui qui dit qui est.

Maintenant, moi aussi vous pouvez me mettre sur la liste des nuisibles ... à votre carrière. Je serais fier d'y figurer. Cela voudrait dire que je suis utile à l'écologie.

(*) Exemple de bêtise journalistique, qu'il faut bien sûr lire "avec des pincettes" pour ce qui est des interprétations. La Dépêche du Midi ne figure pas parmi les meilleurs canards et le rédacteur de l'article est sans doute chasseur ou piégeur.
(**) Un autre lien plus convivial qui explique tous les avantages des haies dans la campagne.

vendredi 30 janvier 2009

C'est la lutte pour quoi ?

Hier, c'était la grève générale !
Au dire d'un syndicaliste entendu sur Europe 1, les revendications portaient sur l'emploi et le pouvoir d'achat. Autrement dit, les syndicalistes, il faut bien le comprendre, défendent le système économique actuel et la course à la richesse en argent, peut-être parce que comme disait Pierre Desproges, "les aspirations des pauvres ne sont pas loin des réalités des riches".
Durant cette journée, quand il fut question de crise, il s'agissait de crise financière et économique. Mais de crise écologique point ! Et encore moins de crise de civilisation.
Mais ne serait-il pas venu le temps de revendiquer autre chose ? Comme par exemple le pouvoir de vie et le droit à la richesse humaine et intellectuelle, pour que le travail ait un autre but qu'une simple production matérielle et - c'est les fonctionnaires du fisc qui ne vont pas être d'accord - qu'il puisse être rémunéré avec des choses qui existent vraiment et pas seulement qu'avec de l'argent. (*)
Enfin, au dire d'un ami qui a battu le pavé dans les rues de Rennes, parmi les manifestants, certains, très rares - heureusement pour les banquiers, les grands patrons et ... les syndicalistes, qui pourraient alors craindre pour leurs emplois - brandissaient le journal "La Décroissance" en guise de banderole.
Ils avaient raison sur le fond et, aujourd'hui, sur la forme aussi. (**)
Ainsi, ils auront été les seuls à avoir jeté des pavés durant ces manifs. Ils les ont jetés dans la mare, parce qu'ils en ont marre intelligemment. En effet, ils prônent l'écodouble.

(*) Actuellement dans le monde, seuls 10% au mieux de la masse monétaire existe réellement. Nous sommes donc payés avec de la monnaie de singe, encore que dans ce cas, tout laisse à penser que les singes sont plus intelligents que nous.
(**) Il faut bien le dire, parfois chez les militants de la Décroissance, la forme pèche un peu.

mercredi 31 décembre 2008

Borloo déraille

Au mois de mai dernier, au cours d'une belle réception, Monsieur Borloo a félicité un "grand" architecte pour son "magnifique" projet dit de "la tour Dentifrice" (*) et dans la foulée annoncé son déménagement, lui et son ministère, vers des tours de la Défense. Le mouvement a déjà commencé et 2009 sera l'année de l'installation complète. Nous aurons alors un ministère de l'écologie installé dans des bâtiments à l'opposé de ce qu'il faut pour être écologique. Mais cette installation ne sera que provisoire.
Notre Super ministre a prévu de faire construire au milieu des tours des grandes multinationales, sa propre tour à lui tout seul.
Quand il était petit, il devait lire les "comics" américains, qui racontent ces histoires de Super héros qui font la justice dans la forêt des grattes-ciel new-yorkais : ça a dû le marquer. Comme les Super, ça mène toujours une double vie et qu'il se voit déjà en Super ministre le jour à la Défense, il s'y verrait bien sans doute la nuit, en Super héros de la Super bonne audience médiatique.   

Une tour neuve pour le ministère de l'écologie, alors que tant de bâtiments nationaux sont inoccupés !

Ne serait-il pas préférable de restaurer certains de ces biens de la nation, en faisant de réels efforts de recherche et d'imagination à cette occasion, pour améliorer leurs performances énergétiques et leurs fonctionnalités, tout en veillant à conserver leurs charmes d'antan ?
Une fois restaurés, avec des techniques écologiques, innovantes ou pouvant même être anciennes, en tout cas fruit d'une saine réflexion, ils pourraient alors accueillir des ministères.
Et l'expérience ne serait pas sans lendemain, puisque ces nouvelles techniques de restauration pourraient bénéficier au marché immense de l'amélioration énergétique de tout le bâti ancien, en France et en Europe.
Il serait fait alors, un petit pas vers l'écodouble et cela vaudrait mieux que de construire de nouveaux immeubles très coûteux en énergie grise.
En tout cas, cela serait mieux que de les laisser vides ou de les brader. En effet, le bâtiment de l'avenue de Ségur doit être vendu au terme du déménagement, au plus offrant - rare en période actuelle - ou au "plus copain" des copains.

Mais la question n'est pas ce qui devrait être fait ou pas fait.
Ce qui est important, c'est que "Super médiatique" avance l'argument que le déménagement permettra des économies. Or, cet argument ne tient pas : Une tour, c'est très cher.
Et d'arguer comme il le fait, que cela permettra une plus grande efficacité de son équipe pléthorique ne tient pas non plus. D'abord dans l'immédiat, puisque il y aura, préalablement à la future belle tour présentée comme "écologique", "regroupement" par l'occupation partielle de 4 tours. Monsieur Borloo a le don d'ubiquité et sait se mettre en quatre. Pour aller vite, il regroupe sans regrouper mais en regroupant quand même. Il regroupera finalement dans un deuxième temps, après un second déménagement. Pour faire simple et être économe sans doute !
Enfin sur le principe, ce dernier argument ne tient pas non plus. En effet, regroupés ou pas, des gens spécialistes des transports, de l'énergie, de l'aviation civile, etc, peuvent faire leur travail, avec des téléphones et des mails s'il le faut. C'est seulement pour les synthèses, que des réunions au siège central du Ministère pourraient être nécessaires et organisées très facilement : dans Paris, il y a le métro.
Tout en fait, doit déjà fonctionner comme cela. Mais peu importe !
La réalité c'est que Monsieur Borloo veut sa tour, point barre !

Hélas pour lui, en prenant de la hauteur de cette façon, il montre seulement, sa folie des grandeurs et démontre sa décadence idéologique en matière d'écologie, par un déni total de cette dernière. Il déraille complètement et nous sommes même en droit de nous demander aujourd'hui, s'il fut un jour seulement, sur les rails de la nécessaire écodouble. Lorsqu'il fut un des fondateurs du mouvement Génération écologie, il devait plus s'agir pour lui d'une question d'opportunité que d'une affaire de conviction. Et ce n'est pas son passé de très efficace et riche avocat d'affaire parmi les plus payés du monde, qui pourrait démontrer le contraire.

Car une tour, ce n'est pas écologique !
Je ne répèterai pas ce qu'ont parfaitement expliqué à ce sujet de très nombreuses personnes de tous bords politiques et même certains architectes.
Le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire ne sera pas écologique.
C'est normal ! En France, le mauvais exemple vient toujours d'en haut.

Mais petite question néanmoins, puisque tour il y aura (on ne revient pas sur une décision de Prince) :
La future tour du ministère de l'écologie sera-t-elle la plus haute sur le parvis de la Défense ? Ou restera-t-elle bien sagement, bien poliment, bien servilement, en dessous de toutes celles des financiers, assureurs et pétroliers, pour ne pas risquer de leur faire de l'ombre alors qu'ils s'affairent à ravager La Planète ?

 

(*) Les "grands" architectes étant capables de vous assigner en justice dès lors que vous "faites usage" d'images ou de noms de leurs oeuvres, j'ai préféré changer le nom de la tour en projet. Comme ça, tout le monde garde le sourire... avec une rose entre les dents.

vendredi 26 décembre 2008

Concierge ou chandelier ?

Avertissement
C'est très modestement que je me résous à évoquer dans l'article qui suit, une petite expérience personnelle. Mais elle me semble si révélatrice de l'immobilisme des élites de notre pays, qu'il m'est apparu important de vous en faire un petit compte rendu. J'en profiterai pour ironiser et persifler, usant ainsi du seul privilège encore accordé à la populace à laquelle je revendique appartenir : Il est trop bon d'avoir la toute simple intelligence du bon sens, surtout quand on n'a pas les capacités d'avoir celle des puissants de ce monde. Tout cela fera que je vais paraître bien prétentieux, surtout que mes maladresses et mon "style vieillot" n'arrangeront rien à l'affaire.
En tout cas, j'ai bien compris grâce à cette "aventure", qu'il n'y a rien à attendre de nos politiciens, énarques, saint-cyriens, polytechniciens, centraliens et autres avocats, en matière d'écologie politique. L'avènement de l'écodouble ne pourra se faire que par l'engagement dès maintenant des "sous-couches" de la population, guidée par elle même, dans une sorte d'économie parallèle, j'entends la plus honnête et salvatrice qui soit. Quand "nous seront dans le mur", nos politiques et nos états se feront "discrets". L'obligation de "survie" nous dictera alors comment agir, du moins je le souhaite, je le pense. Il faut juste espérer que cela se passera en douceur, sans violence.
Alors à vous lecteurs, pardon pour la rancœur qui peut transparaître dans l'article que vous allez lire et pour la prétention qui me caractérise. Je me déteste ainsi. Pour ma défense, je dirai qu'il est des prétentieux qui ne se détestent pas.

Monsieur le Général Kelche est-il le concierge de la Chancellerie de la Légion d'honneur ou un chandelier doré posé sur une cheminée de ce lieu, attendant un jour de panne électrique ?
Toujours est-il qu'il ne me paraît pas être celui qu'il devrait, c'est-à-dire le Chancelier de l'Ordre, tant à son "Poste", ce Monsieur apparaît dédaigneux et incapable d'initiative, pour ne pas dire absent et atone.

Il est vrai qu'il n'est pas homme d'action.
Un de ses camarades de promotion à l'école de Guerre m'a avoué récemment que sa seule action d'éclat fut de peut-être entendre le coup de feu tiré lors de l'attentat manqué contre Jacques Chirac, un certain 14 juillet sur les Champs Elysées.
Une autre personne "très haut placée" qui le connaît bien, m'avait fait part de sa suffisance et de son incapacité à entendre et considérer qui que ce soit : Quand on est sorti major de Saint-Cyr, que l'on fut Chef d'État Major des Armées, on est au-dessus de tout !

Il y a un peu plus d'un an, j'ai eu la vanité et la naïveté de croire - j'en ai très honte aujourd'hui - que si je suggérais à Jean-Louis BORLOO que soit créée une décoration, de très haute valeur dans mon esprit, pour récompenser les personnes luttant de par le monde, pour la préservation de l'environnement, la Décoration verrait effectivement le jour (Voir le Document 1 en bas de page). Je ne demandais absolument rien pour moi. Le Ministre avait tout loisir de s'approprier l'idée. Penser que je passais à la trappe ne me dérangeait nullement, pourvu que des gens méritants puissent être distingués et que la France montre la pointe du combat pacifique pour sauver la Planète.

Le secrétaire de cabinet du Ministre de l'écologie mit un mois pour me dire qu'il transmettait au Grand Chancelier (Voir le document 2).
Belle initiative !
Et quelle vision de l'État ! dans laquelle un militaire "au placard" aurait le pouvoir de décider quoique ce soit, à la place d'un ministre d'État.
Mais ce ne fut pas le Chancelier qui me répondit.
Fut-il d'ailleurs seulement mis au courant de ma missive ?
Car c'est le secrétaire de son secrétaire, qui mit trois mois pour m'écrire qu'il n'était pas nécessaire de créer une nouvelle décoration pour honorer les défenseurs de l'environnement et qu'il est surtout impossible de changer la Constitution de la V ème République (Voir le document 3).
Ben voyons !
Mais que faisait donc le Parlement réuni à Versailles en juillet dernier, sinon entériner une 24 ème modification de la constitution depuis son adoption en 1960. Pauvre Général de Gaulle !

Quoi penser après la lecture de ces courriers, sinon qu'il semble que nous avons au sein de l’État, des politiques, des hauts gradés et des hauts fonctionnaires incapables de voir que l'écologie est désormais l'urgence de tous les instants pour l'Humanité et incapables aussi d'adresser un quelconque message de reconnaissance à ceux qui ne font pas partie de leur sérail et qui comprennent le réel enjeu que représente la protection de Notre Planète.
Cette élite bien enracinée garde des lieux feutrés, où l'on ne comprend rien aux changements, où l'on n'entreprend rien pour s'adapter à ces changements, où l'on n'entend rien du bruit au dehors, où l'on ne fait rien, où simplement on garde son poste, immobile, tel une horloge posée sur une commode en marqueterie du mobilier national.
L'élite attend. Souvent elle parle ; parfois trop ! Mais surtout elle n'agit pas !
Notre économie envoie toute l'Humanité dans le mur, mais "Advienne ce que pourra", car telle est la devise ; tant que l'élite peut "vivre sur la bête".

On comprend mieux alors pourquoi, le piètre ancien "Maestro" des bourses, Allan GREENSPAN, reste toujours Commandeur de la Légion d'honneur. Pourtant, en tant qu'ancien patron de la Banque centrale des USA, il est le responsable quasi unique de la crise mondiale actuelle. Qu'attendons-nous pour lui retirer sa décoration ? Est-ce trop pénible de décrocher une médaille ? Surtout une qui, en restant accrochée, salit toutes celles et ceux qui la portent pour une grande raison.
Et pour aller plus loin, pourquoi Monsieur de Margerie, PDG de TOTAL conserve-t-il sa Légion d'honneur ? alors qu'il a osé faire appel de la très juste décision de justice condamnant sa société pour le naufrage de l'Erika. De même, pourquoi son prédécesseur, Monsieur Desmarest, la garde-t-il aussi ? alors qu'il était l'affréteur de ce bateau.
La plus haute décoration française sert-elle à récompenser des gens qui font des profits plus ou moins virtuels, qui ruinent le monde ou qui le dévastent ?

Mais enfin, puisque pour vous, Monsieur le Grand Chancelier, toutes les décorations existantes sont suffisantes pour honorer les défenseurs de l'environnement, j'en profite tant que je vous ai au bout de la plume :
Pour Dian FOSSEY, qui fut assassinée alors qu'elle protégeait les gorilles au Rwanda, peut-être pourriez-vous décerner la Médaille du Tourisme. Je vous le demande très humblement. Et je vous la demande aussi pour Aurélien BRULÉ, qui fait honneur à notre pays en défendant la forêt indonésienne et les gibbons qui la peuplent.
Quant à Al GORE, l'ex vice-Président des États Unis, peut-être futur Secrétaire d'État à l'écologie du nouveau Président OBAMA, serait-il possible que vous lui accordassiez le Mérite agricole ? vous savez, "Le Poireau"! Ça ira bien, non ? à côté de son Prix Nobel de la Paix !

Trêve de plaisanterie Monsieur le militaire : Quelle idée de la Grandeur de Notre Pays vous avez ?!

Je vais allumer un cierge pour qu'après qu'il aura brûlé, il reste dans l'Histoire, un petit quelque chose du Chancelier que vous auriez pu être et du concierge que vous êtes et que vous aurez été.

Laissons donc au Japon le soin de distinguer des chercheurs travaillant à la résolution de problèmes environnementaux avec le Prix Blue Planet. Cette année, un français l'a reçu !
Espérons que le Prix Nobel de la Paix sera souvent attribué à des Défenseurs de la Terre.
Regardons chaque année la Fondation Goldman décerner son Prix Goldman pour l'environnement.
Et estimons au plus haut point, les récipiendaires du Prix Zayed pour l'environnement.

La France est au spectacle ! Vive le spectacle ! Et merci de l'éclairer, Monsieur le Chandelier.

Document_1

Document_2

Document_3

mercredi 8 octobre 2008

Facteur 1000 dans la valeur humaine

La crise s'annonce mais rien ne change chez nos dirigeants dans la façon qu'ils ont de percevoir le monde.
Lorsque la famine ravage des pays entiers à cause d'un système financier "américano-mondial" tout puissant, éradiqueur d'économies locales, ces gens qui devraient nous servir, nous les peuples, trouvent difficilement quelques millions de dollars, que bien souvent ils ne débloquent même pas.
D'un autre côté, que ces abrutis de financiers et banquiers se brûlent les doigts d'avoir atteint le summum de l'inintelligence, alors c'est des centaines de milliards de dollars qui tombent de nos poches dans les leurs.
Ainsi donc, nous apprenons que quelques dizaines de milliers de fous furieux souffrant d'addiction au jeu de la bourse valent mille fois plus que des peuples entiers, et voire un million de fois plus, lorsque 1000 milliards de dollars sont évoqués dans le cadre d'un seul plan pour renflouer ces déments.
Je vous le dis tout net. L'ensemble de ces tarés ne vaut pas un cent de dollar !

Mesdames et Messieurs "nos dirigeants", ces malades, qui souvent s'affublent du titre d'ingénieur financier, vous ridiculisent depuis presque 30 ans qu'ils prennent les décisions économiques et "sociales" à votre place.
Ils sabrent des pans entiers des économies de vos pays, ils orientent vos diplomaties, ils déclenchent des guerres, que vous devez assumer. Ne vous sentez vous pas de ridicules et pitoyables marionnettes maintenant que vous accourez à leur secours après qu'ils vous ont tant bafoué et outragé ?
Nous pouvons comprendre que vous faites cela pour protéger nos modestes comptes en banque. Mais la méthode que vous adoptez revient, à long termes, à nous faire payer avec intérêts, nous les victimes, puisque c'est la dette de nos pays que vous augmentez. En effet, c'est nos impôts que vous balancez à ces incapables.

Vous avez une autre solution.
D'abord, il faut pour les banqueroutiers et les finassiers, appliquer la saisie sur salaire que vous avez mise en place pour nous les manants, sur les conseils et peut-être même qui sait, les injonctions de ces derniers. Cette pratique s'applique, même très injustement parfois, pour les gens qui ont trop joué ou mal géré leurs comptes. Dans le cas présent, les banquiers et financiers décérébrés n'ont pas fait mieux, avec nos comptes à nous. Or, il se trouve que leurs comptes bancaires à eux sont pleins. L'an dernier, les seuls émoluments des "employés" de la bourse de New-York ont atteint 96 milliards de dollars, soit en gros, un quart du budget de la France. Si vous êtes intelligents, vous pouvez saisir que tous les "employés" débiles des bourses doivent débourser aussi.
Ensuite, vous devez comprendre qu'il ne servira à rien d'essayer de contrôler les financiers. Ils auront toujours le pouvoir, si vous gardez le système économique mondial actuel, de contourner les règles que vous édicterez. Alors, remettez les banquiers à leur place, dans le rôle de comptables utiles qu'ils n'auraient jamais dû quitter. Et supprimez les financiers qui sont trop abrutis pour comprendre que dans un volume fini - la Terre en l'occurrence - il ne peut physiquement pas y avoir de croissance infinie.
Pour cela, il vous suffit de changer radicalement le système économique, en profitant de la crise qui s'avère la magnifique démonstration de l'incompétence de ces gens, pour commencer le changement radical de l'économie : le passage à l'écodouble.
L'écodouble n'offrira pas de possibilité pour une bête spéculation de financiers.

Politiciens ! Jusqu'à aujourd'hui, vous n'avez eu de cesse de toujours nous chanter la croissance, le mot-dieu des financiers. En ce moment c'est plutôt une sorte de décroissance très durement subie, non ? Faut-il penser alors que croissance n'est pas dieu ?

 

lundi 7 juillet 2008

Folies d'économiste

L'expert Jacques Attali était ce matin l'invité de la radio Europe1. Il annonçait aux auditeurs qu'il y avait crise aujourd'hui, "mais que bon", lui, il l'avait prévue voici deux ans déjà. Il était seulement désolé d'avoir eu raison. Il est fort !
Après quelques lumineuses explications indigentes, il s'est laissé aller à nous rappeler tous les bienfaits qu'il y aurait à appliquer les réformes économiques contenues dans son dernier rapport (celui sur la relance de la croissance que Sarko lui a commandé).
Ensuite le sujet du pétrole est venu et il s'est voulu rassurant, en affirmant qu'il n'y avait pas de problème puisque la réserve est de 40 ans, et voire même de 70 ans d'après lui. Le problème était plutôt, pour lui toujours, l'absence de croissance qu'il fallait à tout prix s'appliquer à relancer. Il s'est dit désolé de tous les freins à la croissance, la solution étant "les bonnes décisions qui peuvent être prises".
Mais quelles solutions Monsieur ? Dites les nous. Nous comprendrons, vous savez.

Et puis subitement, le coup de folie ! "L'Inde ne consomme pas assez de pétrole. Heureusement ça va changer".
De rajouter encore une couche, en racontant que le principe de précaution est mauvais, mal rédigé.
Et de finir par un aveu : "Non seulement il n'y a pas de pilote aux commandes" de l'économie mondiale "mais il n'y a pas de cabine de pilotage".

Très rassurant de voir que les gens qui nous gouvernent depuis presque 30 ans nous ont concocté un tel système. Stupéfiant aussi de constater qu'ils peuvent penser qu'heureusement le Monde va brûler plus de pétrole pour résoudre ses problèmes.
Si les économistes comme Jacques ATTILA continuent, l'herbe ne sera pas verte pour les générations futures.
Malheureusement, de nos jours encore, les plus grands fous sont toujours en liberté.
Attention ! Jacques a dit !

samedi 17 mai 2008

L'ami Lamy

Tard lundi dernier, sur notre petit écran, après un reportage sur "les émeutes de la faim" en Egypte, paraissait un personnage d'ordinaire assez discret : Monsieur Pascal Lamy en personne, qui en sa qualité de Directeur Général de l'OMC se trouve être le grand patron du commerce mondial.
Ce grand socialiste ami de Lionel Jospin, était vêtu d'un costume à col Mao. Mais il y avait un hic. L'apparence luxueuse du vêtement n'allait pas avec ce col symbolique, propre au monde ouvrier.

Heureusement, pour nous éclairer, dès ses premières paroles il affirma que les raisons des pénuries actuelles de céréales étaient le manque de libéralisme dans l'agriculture mondiale et les subventions accordées aux agriculteurs de l'Europe et des USA.
Ce Monsieur rappelait ainsi qu'il était le champion des Accords Généraux sur le Commerce des Services (AGCS), le grand défenseur de la directive Bolkestein, le serviteur des multinationales. On comprit alors que le col était là pour indiquer qu'il était, dans le genre chic, le nouveau Grand Timonier.
Pendant qu'il répondait aux questions très conciliantes du journaliste (qui était lui, transi d'admiration et de respect comme on peut l'être devant un dieu), le néo-guide "regardait" son intervieweur, les yeux clos, en reniflant. Et de dire tous les avantages des investissements qui seraient nécessaires dans les agricultures africaine et asiatique, d'expliquer que trop de barrières s'opposent au libre échange et de clamer que les négociations sur le commerce mondial, il faut les mener jusqu'au succès, pour permettre aux pays pauvres de devenir riches.

Monsieur Lamy ! Sont-ce vos mensonges qui vous font regarder les gens en fermant les yeux et qui font que votre nez coule à défaut de pouvoir s'allonger ?
Dans votre fonction, vous vous ignorez être le plus grand ennemi des humains et après vous, vos successeurs. En effet, vous ne comprenez pas que l'Humanité c'est avant tout des Citoyens et non pas seulement des consommateurs. En outre vous ne savez rien, ni de l'écologie, ni de la physique, et vous n'en voulez rien savoir.
Tout cela est grave quand on occupe le poste qui est le vôtre.
Avec vous à la barre, nous allons droit sur la tempête.   

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